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Mon rituel Jogging d’écriture

Mon rituel Jogging d’écriture

J’en parle depuis les débuts de ce blog mais j’ai manqué de temps pour rédiger un article propre et complet sur mon rituel de jogging d’écriture. C’est devenu un grand classique. Cela dit, je vais partir du principe que tout le monde ne connait pas et réexpliquer un petit peu l’idée générale et ce que j’en ai fait (car, comme toute bonne idée, chacun se l’approprie et en fait l’outil dont il juge avoir besoin).

Principes et fonctionnement

Idée originale

J’ai découvert le jogging d’écriture lors de mon année de PES, alors que je visitais une autre PES. J’étais émerveillée par tout ce qu’elle semblait connaitre, la pertinence de ses affichages et la richesse de ses classeurs. N’étant pas très paperasse, le mien était pratiquement vide. Alors, j’ai feuilleté tout cela et j’ai découvert ce jogging d’écriture. Comme le classeur était bien fait, elle avait imprimé les explications et les thèmes.

Ce que j’y ai trouvé est proche de ce qu’on trouve généralement sur internet : une production d’écrit par jour, avec une consigne ou des contraintes d’écriture stimulantes, afin de libérer la créativité des élèves et leur imagination. Cela dit, les élèves écrivaient aussi le nombre de mots écrits et le nombre de mots justes. Après avoir donné une dizaine de minutes pour l’écriture, une production était choisie, notée au tableau et corrigée collectivement. Cinq minutes étaient ensuite accordées à la relecture. C’est ce dernier aspect qui m’a orientée, sans même que je m’en rende compte à l’époque.

Mon jogging d’écriture

Très vite, en le pratiquant, j’ai compris que le jogging d’écriture était un merveilleux moyen de travailler en production d’écrit. Il favorise des productions d’écrits courts, avec lesquels on peut presque (re)voir toutes les règles de la grammaire. Le tout en travaillant sur la construction des phrases qui fait tant défaut aux élèves, surtout là où je travaille. N’en pouvant d’ailleurs plus des productions de deux pages où l’on ne trouve qu’une majuscule et un point, j’ai choisi, petit à petit, de diminuer considérablement les productions longues au courant de l’année. Ceci m’a permis, dans un premier temps, de me concentrer sur le jogging d’écriture, en espérant transférer ensuite les acquis obtenus par ce moyen dans les productions plus longues.

Au bout d’un mois ou deux déjà, on voit des progrès spectaculaires et cela se poursuit durant toute l’année. Mon inspecteur conseille d’ailleurs de travailler régulièrement de petites productions d’écrit plutôt que de s’attarder un peu trop sur les productions longues, qui ne sont souvent pas assez bien construites pour être intéressantes. Je le rejoins !

Déroulement

Les élèves arrivent en accueil échelonné le matin. Ils ont donc leur cahier posé sur leur table, déjà prêt, corrigé de la veille, et préparé pour les élèves les plus lents ou en difficulté (date, titre, consigne copiés). La consigne est au tableau. Ils entrent donc et se mettent à copier, puis à rédiger leur production d’écrit. Je leur laisse ensuite 10 minutes après la sonnerie, le temps de l’appel. Lorsque j’ai terminé les petits rituels administratifs du matin, la correction démarre. Si un élève est trop en retard, il finit pendant ce temps-là, ce qui arrive assez régulièrement au début. Cela dit, après deux mois de jogging d’écriture, cela n’arrive pratiquement plus ! Dès le début de l’année, je sensibilise les parents et les enfants sur l’importance d’arriver le plus tôt possible pour avoir le temps.

Je choisis une production plus ou moins au hasard, ou selon ce que j’aurais eu le temps de voir en passant dans les rangs, si j’en ai eu le temps. Je la copie avec les erreurs, voire en rajoute s’il n’y en a pas assez à mon goût. Dans ce cas, je le dis explicitement, et j’ajoute d’ailleurs souvent “Aaah, tu n’as pas fait assez d’erreurs, on ne va pas pouvoir apprendre assez de choses, alors je vais en rajouter.” Il n’est pas rare que je force un peu, de sorte que même les élèves en difficulté arrivent à un repérer au moins une. Ça semble nourrir leur confiance en eux ! D’ailleurs, à la fin, je remercie toujours l’élève de ses erreurs, car grâce à elles, nous avons pu apprendre ou réviser plein de choses. Les élèves adorent !

1 – Les phrases

Nous corrigeons toujours en suivant les étapes du petit livret d’autocorrection, même lorsque les élèves ne l’avaient pas encore. Je commence toujours par demander : “Quelle est la première question que nous nous posons ?”. Ce à quoi ils répondent “Est-ce que nous avons bien écrit des phrases ?”. Alors, nous vérifions les trois critères : majuscules, points, sens. Puis “Est-ce qu’elles sont biens construites ?”. “Que devons-nous chercher pour le savoir ?”, réponse : “les verbes conjugués”. Alors nous cherchons, nous vérifions qu’il n’y en n’a qu’un ou, s’il y en a plusieurs, qu’on a bien utilisé des mots de liaison (et, qui, que, parce que, car, mais, etc.). Nous concluons : “Nous disons bien de qui ou quoi on parle, et ce qu’il fait (ou ce qu’il est)”. Une piste peut-être, d’ailleurs, pour introduire la notion de groupe sujet et de prédicat pour le cycle 3 d’ailleurs !

2 – Les accords et l’orthographe

Puisque nos verbes sont encadrés, c’est l’occasion de voir l’accord sujet-verbe. Puis, nous regardons les accords des noms et des adjectifs. Enfin, nous regardons tout le reste : l’orthographe des mots, la transcription phonétique, les mots invariables, etc. Grâce au répertoire orthographique, j’ai largement diminué le nombre de questions de type “Comment ça s’écrit ?” et les élèves écrivent bien mieux. Comme ils ont moins de mots inconnus, ils peuvent bien se concentrer sur l’écriture phonétique mais aussi sur les règles d’orthographe que nous connaissons.

3 – La dernière relecture

La correction au total peut prendre dix à quinze minutes mais c’est un élément essentiel ! J’ai considérablement réduit le temps d’étude de la langue “standard” pour laisser plus de temps à ce rituel. Avec les dix minutes d’accueil, on arrive à une demi-heure de jogging d’écriture chaque matin. On peut dire que je fais mon quota de productions d’écrit et d’étude de la langue par la même occasion ! Une bonne façon de progresser de manière spiralaire et de consolider les apprentissages.

Une fois la correction terminée, j’indique un ou deux points très importants que nous avons vu ce jour-là pendant la correction et je demande à tout le monde de vérifier ces deux ou trois points. Ils ont alors cinq minutes pour se relire avec des objectifs de relecture précis, referment leur cahier lorsqu’ils ont terminé et les ramasseurs récupèrent les cahiers qu’ils mettent en pile au fond de la classe. Je les corrige tous les midis ou tous les matins avant qu’ils n’arrivent si je n’ai pas eu le temps.

Evolution du jogging d’écriture sur l’année

A chaque période son objectif. Cela dit, je vous dessine là une trame générale que j’adapte en fonction de l’avancée de la classe. Depuis trois ans que je pratique ce rituel de jogging d’écriture, je constate tout de même que le rythme est sensiblement identique chaque année. Si je dis “période 2”, cela ne veut pas dire que je commence le travail au premier jour de la période mais durant la période, lorsque je pense que les élèves sont prêts.

Période 1 : mise en place du rituel

Comme tout rituel, le jogging d’écriture prend toujours un peu plus de temps en début d’année. La première semaine d’ailleurs, je n’ai pas le temps de la correction. Par contre, en début de matinée, je rappel le principe : écrire une à trois phrases. Je bride la quantité pour mieux insister sur l’importance qu’ils écrivent des phrases correctes. C’est l’élément fondateur et essentiel de l’exercice. J’explique la consigne et ce que j’attends d’eux. Je rappelle aussi une ou deux petites erreurs que j’ai pu voir lors de mes corrections de la veille.

Au bout de deux semaines en général, je peux commencer à faire la correction avec la classe, mais une bonne moitié n’a pas fini d’écrire. Cela dit, comme la correction semble les intéresser, et sans doute parce qu’ils souhaitent que je choisisse leur production, ils sont très motivés et on voit vite des progrès.

Au bout d’un mois ou deux, la correction commence à rouler toute seule. Je n’ai plus besoin de rappeler les étapes car les élèves les connaissent. On remarque aussi que les productions commencent progressivement à être un peu plus longues.

Période 2 : consolidation du rituel

Mon objectif de la deuxième période est que tout roule “parfaitement”. En période 1, j’ai toujours deux ou trois élèves qui ont encore un peu de mal à se lancer, à écrire, à finir à temps. C’est sur ces élèves que je mets le paquet dès que possible. L’objectif est de faire arriver le gros des élèves à des rédactions de 3 à 5 phrases en fin de période.

Je différencie beaucoup. Certains élèves, particulièrement performants, peuvent avoir une consigne supplémentaire : écrire une ou deux phrases plus, se concentrer sur les mots de liaison, faire attention à une difficulté toute particulière (souvent un peu hors programme ou en tout cas pas encore étudiée en classe), etc. D’autres élèves, plus en difficulté (temporairement ou non) peuvent avoir une quantité d’écrit allégée. Je leur demande d’écrire moins pour mieux se concentrer sur un aspect ou l’autre. Le découpage des phrases reste au cœur des préoccupations.

Pour certains élèves, qui bloquent toujours au niveau de la construction de phrase, je vais vers eux et nous procédons par étapes :

  1. Qu’est-ce que tu veux dire ? Quelle est ton idée ? De quoi veux-tu parler ? (trouver le sujet)
  2. Comment va-t-on le formuler ? Rappelle-toi : de quoi on parle, puis ce qu’on veut en dire.
  3. Répéter plusieurs fois la phrase bien formulée pour la mémoriser.
  4. L’élève me demande les mots qui lui manquent. S’ils sont dans le répertoire orthographique, je lui demande de chercher lui-même.
  5. Passage à l’écrit autonome.

Petit à petit, ils arrivent à formuler leur phrase sans mon aide. Je les aide juste à mémoriser. Si l’élève d’à côté a fini, il lui sert d’aide-mémoire de secours.

Période 3 : constatation des améliorations

Maintenant, il est grand temps de constater nos progrès. Le rituel roule de lui-même, tout le monde arrive à écrire une phrase au moins, sinon plus, tous les matins. Plus de problèmes de page blanche, plus de problèmes graves de construction de phrase. Même si je m’émerveille chaque jour, à voix haute, des leurs progrès formidables : il leur faut du concret.

Alors, je leur fais compter le nombre de mots qu’ils ont écrit. A la fin de chaque production, ils écriront (par exemple) :

Nombre de mots justes :

Nombre de mots écrits : 62

Je compléterai en indiquant les mots justes et le transformerai en pourcentage pour que cela soit plus lisible. Le but du jeu est de faire monter le pourcentage. Parallèlement, je compte leur faire remplir un graphique (histogramme dans un premier temps, peut-être des courbes ensuite). La première fois sera l’occasion d’une séance en mathématiques. Ensuite, ils le feront chaque matin avant de commencer leur jogging d’écriture. Bien sûr, pour les élèves les plus en peine, il n’est pas impossible que je le fasse pour eux au début afin de ne pas les surcharger. Mais à la fin de l’année, ils devront pouvoir remplir le graphique par eux-mêmes, tous.

Périodes 4 et 5 : on allonge les productions d’écrit

Pendant tout ce temps, on ne cesse d’augmenter, très progressivement, la quantité d’écrit. Je donne toujours une tranche : 1 à 3 phrases en début d’année, puis 2 à 5, etc. Là, on commence à viser tout doucement le 10 de fin de cycle 2 (ou plus si on est en cycle 3). Qui dit production d’écrit qui s’allonge, dit construction des textes. Effectivement, quand on écrit une ou deux phrases, la question des mots de liaisons se pose peu. Mais dès qu’on commence à approcher de 5 phrases, on en ressent le besoin de plus en plus. Qui n’a jamais eu de productions à coup de “après, et après, et après, et après, etc.” ? C’est une horreur !

Alors, il faut le travailler de manière explicite. Tous les vendredis, notamment, ils doivent inventer une petite histoire à partir d’une image. Nous cherchons donc à faire trois étapes : un début, un milieu, une fin. Nous listons alors, à la correction, les mots utiles. Ces mots seront ressortis lors de la prochaine production d’histoire. Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres. Evidemment, les élèves les plus en difficultés n’atteindront cet objectif qu’en période 5 probablement, mais cela n’empêche d’avoir ce point en ligne de mire pour la période. La répétition d’une même consigne aide à l’appropriation de certains mots.

Périodes 4 et 5 : le transfert dans les productions d’écrit plus longues

J’ai une classe très hétérogène cette année, allant du niveau mi-CP à CE2 bien solidement acquis (voire début CM1 je crois). Alors forcément, en littérature, je travaille de manière très différenciée : en ateliers. Le groupe des très faibles lecteurs automatisent la lectures des digrammes (en début d’année) pour aller vers la lecture de court textes (en fin d’année). Pendant ce temps, le groupe intermédiaire travaille sa fluence avec des textes de plus en plus longs ainsi que la compréhension. Le groupe le plus avancé travaille la compréhension sur des textes longs et résistants.

De même, la progression en production d’écrit est très différente pour les trois groupes. Le premier groupe se contente du jogging d’écriture dans un premier temps. C’est aussi un groupe que j’ai en APC avec lequel nous travaillons d’abord la transcription phonétique, puis avec lequel nous travaillerons la production de phrases avant de voir les textes. Le groupe intermédiaire débutera les productions longues en période 3, rejoignant le troisième groupe, lorsque le travail sur la fluence sera terminé. Le troisième groupe a déjà commencé à faire une production par semaine.

Dans ces productions d’écrits longs, avec des consignes très variées (images séquentielles, suites, invention pure, récit d’un épisode de vie, etc.), on reviendra aux règles du jogging d’écriture afin de faire comprendre que c’est exactement la même chose. L’objectif de fin d’année est que chaque élève arrive à écrire entre 5 et 15 lignes correctement, avec des phrases bien formulées et jolies (synonymes, mots de liaison) et une orthographe correcte. C’est d’ailleurs un des objectifs clés de notre projet d’école en cours de réécriture.

Des idées de thèmes

Les thèmes rituels

Tous les lundis matin, je demande aux élèves de raconter leur weekend. Cette consigne est prévisible, ce qui permet aux élèves de réfléchir pendant le weekend. Petit à petit, je les invite à se questionner. Si un élève est allé au bowling par exemple, qu’il cherche à l’avance comment ça s’écrit (surtout que c’est souvent écrit sur le bâtiment). Ainsi, ils s’éveillent aussi à la présence de l’écrit partout autour d’eux, et découvrent qu’on peut apprendre, même sur un paquet de céréales !

En plus, raconter son weekend implique l’utilisation du passé composé. C’est très utile de le revoir une fois par semaine car on a beaucoup à en dire : l’existence de temps composés, la différence entre participe passé et infinitif ou encore accord du participe passé (même si ce n’est pas au programme de cycle 2 il me semble).

Tous les vendredis matins, les élèves ont trois images au tableau. Ils en choisissent une et inventent une petite histoire. Le récit d’invention pure est peut-être l’une des productions les plus difficiles. J’ai donc voulu le travailler de manière régulière. Je réutilise les mêmes images plusieurs fois dans l’année.

Les autres thèmes

Chaque année, je me fais une petite liste de thèmes que je programme à l’année. Il m’en faut deux par semaines puisque je ne fais pas de jogging d’écriture le mercredi. Je les choisis en fonction des livres que nous lisons, des films que nous voyons, des sorties que nous faisons mais aussi des règles vues en étude de la langue. Ça me permet de ne pas me questionner pendant l’année et de savoir chaque matin ce que je fais sans perdre de temps en préparation durant le weekend.

J’en change chaque année et en cours de route mais voici quelques idées :

Se présenter
  • Quelle est la matière que tu aimes le plus ?
  • Écris ce que tu aimes et ce que tu n’aimes pas en mathématiques.
  • Dans quel pays rêves-tu d’aller ? Pourquoi ?
  • Qu’as-tu préféré faire à l’école ?
  • Plus tard, je serai…. parce que….
  • Décris ta famille.
Listes
  • Une liste de mots drôles avec le son [s].
  • Une liste des matières que tu préfères.
  • Une liste de tes fruits et légumes préférés.
  • Une liste des fruits et légumes que tu n’aimes pas.
Raconter ou décrire des faits réels
  • Quel est ton meilleur souvenir de vacances ?
  • Qu’aimes-tu faire pendant les vacances ?
  • Qu’as-tu fait pendant le weekend/les vacances ?
  • Tu es dans le monde à l’envers : raconte tout ce que tu ne fais pas le matin (exemple : Je ne me lève pas.).
  • Quelle est ta saison préférée ?
  • Décris ton plus beau dessins, comment était-il ?
  • Que fais-tu après l’école ?
  • Rappelle-toi la dernière fois que tu as gagné à un jeu. Comment as-tu fait ? Que s’est-il passé ?
  • Décris le temps et le paysage de la cour le jour de la rentrée.
  • Décris ce que tu as dans ton cartable. Et les autres élèves ?
  • Raconte le moment où tu as le plus ri.
  • Raconte le moment où tu as été le plus heureux/le plus triste.
  • Décris la maitresse. (sujet très très drôle !)
  • Décris ton canapé ou ton lit.
Convaincre, persuader, expliquer
  • Écris une publicité pour un stylo très spécial.
  • Écris une publicité pour convaincre un maximum de parents d’inscrire leur enfant à la cantine.
  • Essaye de convaincre la maitresse de ne pas donner de devoirs pour demain. (Pour plus d’enjeux, j’envisage effectivement de ne pas leur donner de devoir s’ils écrivent de bons textes !)
Inventer
  • Devine ce que la maitresse a dans son sac.
  • Tu visites un château hanté : décris ce que tu vois.
  • Dans l’école de mes rêves, il y a …
  • Un crocodile rencontre un pélican, que lui dit-il ?
  • Un chien entre soudainement dans la classe. Que fait la maitresse ?
  • Pendant un concours de saut, un kangourou affronte un cougar. Raconte.
  • Que préfères-tu : être enfermé avec un crocodile ou trente bébés hurlant ? Que pourrais-tu faire pour t’en sortir ?
  • Un chat aperçoit une mouche et commence à la chasser. Que fait-il ? Evite les répétitions.
  • Un gorille voit un régime de bananes en haut d’un grand arbre mais n’arrive pas à grimper. Raconte ce qu’il fait.
  • Décris le jardin de tes rêves.
  • Tu réalises un gâteau : décris ce que tu fais.
  • Tu fais du vélo mais ta roue a crevé. Raconte.
  • Tu décides de partir pour un long voyage : où vas-tu ? Raconte.
  • Décris la fleur de tes rêves.
  • Écris la recette de la potion pour être fort en Français/Mathématiques/EPS/etc.
  • Décrire un paysage à partir d’une image.
  • Tu es un oiseau. Imagine ce que tu vois quand tu voles.
Jogging d'écriture - consignes à projeter

Vous trouverez des sujets et thèmes pour toute l’année dans un diaporama que je mets à votre disposition. Les consignes sont triées par thème et par point de langue abordée. Il suffit simplement de faire sa petite programmation et c’est tout prêt ! Chaque consigne est même numérotée pour un accès facilité.

D’autres sources d’inspiration

Bien sûr, je n’ai pas tout inventé toute seule et je n’ai pas tout mis car certains thèmes sont spécifiques à des projets de classe. Mais vous trouverez bien d’autres idées chez les collègues blogueurs :

Merci à eux d’avoir partagé, depuis longtemps déjà, ce merveilleux rituel qu’est le jogging d’écriture. Chacun fait un peu à sa sauce mais ça n’en est que plus riche du point de vue de la réflexion !

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Hadaluz

Il y a 4 ans

Bonsoir,

Je lis avec beaucoup d’intérêt votre article. Merci pour ce partage !
Etant T1 cette année, je découvre la gestion complète d’une classe, ce qui n’est pas souvent facile…
Je n’arrive pas à trouver un fonctionnement en étude de la langue qui me convienne. Je n’aime pas aborder les notions par bloc et je réfléchis beaucoup pour modifier cela.
En plus, mes élèves ne produisent pas assez à mon goût alors que je suis convaincue que la production d’écrit est un très bon moyen de réfléchir sur la langue…

Votre évolution du jogging d’écriture est vraiment attirante mais j’ai quelques questions quant au déroulement plus en détails :

– lors de la correction collective de l’écrit choisi, que font vos élèves excepté discuter et échanger sur les erreurs et leurs justifications ?
– Réalisez-vous des affichages, des recueils ?

– faites-vous ensuite des séances d’étude de la langue pure pour institutionnaliser les notions (lecture de leçon, exercices d’entraînement…) ?
Comment les liez-vous au jogging d’écriture ou restent-elles indépendantes ?

Encore merci pour ce partage !

Ayleen

Il y a 4 ans

Merci pour le retour ! Je vais tâcher de répondre aux questions le plus clairement possible mais n’hésite pas à insister si je n’y réponds pas vraiment.

– Pour la correction collective, nous suivons les étapes de mon petit carnet d’auto-correction (https://taniere-de-kyban.fr/2016/petit-livret-autocorrection) comme je l’explique en détail dans l’article. Ils cherchent donc activement les erreurs ou améliorations possibles en suivant les étapes. Je ne suis là que pour cadrer. Cela dit, j’ai aussi créé un recueil de textes que nous allons commencer à utiliser dès lundi. Quand on ne sera pas sûr, au lieu d’attendre la réponse de la maitresse (ou la validation) on cherchera dans ce recueil une situation similaire pour y trouver notre réponse (une terminaison de verbe par exemple, un accord). Cela dit, ça risque d’être long, donc je ne sais pas encore ce que ça donnera.

– Pendant la correction, je “schématise” la leçon dont il est question. Si on l’a déjà vu en “leçon”, alors l’affichage est surement déjà au mur. Si on ne l’a pas encore vu, je reproduirais le schéma à chaque fois que nécessaire et serait amené à réaliser un affichage par la suite si besoin. Le fait de reconstruire ensemble le schéma aide à mémoriser. On ne fait pas juste se renseigner sur un aide-mémoire. Cela dit, tout autre mode de fonctionnement pourrait aussi aller je pense.

– Après notre jogging, nous avons 30 à 40 minutes d’études de la langue “institutionnelle”. Cette information se trouve sur mon article “emploi du temps” : https://taniere-de-kyban.fr/2016/emploi-temps-dynamique. Mes séances se déroulent en général de la façon suivante : découverte (ou “redécouverte” si un jogging d’écriture a déjà permis de découvrir cette notion) + bilan ou rappels + un exercice ou deux + bilan (pendant le bilan, nous utilisons une des méthodes de mes leçons de méthodologie (https://taniere-de-kyban.fr/2016/lecons-de-methodologie). Ma progression en jogging d’écriture vise à réutiliser certaines connaissances (par exemple “liste de mots rigolos avec le son [s]” pour réviser cette leçon) ou à en découvrir (comme “raconte ton weekend” pour travailler le passé composé). Cela dit, à part les liens que nous faisons à l’oral, le jogging d’écriture ne décide pas de ma programmation.

En espérant avoir pu aider !

Hadaluz

Il y a 4 ans

Merci beaucoup pour tes réponses, je vois un peu plus clair sur ce fonctionnement. Je vais y réfléchir de ce pas et tenter de le mettre en place dans ma classe !!!!

MERCI !

Ayleen

Il y a 4 ans

N’hésite pas à revenir ensuite pour partager ton expérience avec tous.

Herrade

Il y a 4 ans

Merci pour cet apport conséquent! Je teste depuis le début de l’année avec mes CM1/CM2 et les élèves sont très motivés. Je constate des progrès dans la justesse de l’écriture par rapport au thème, dans l’orthographe et la grammaire.

Ayleen

Il y a 4 ans

C’est très bien dit ! Cette justesse est difficile à obtenir je trouve, en production autonome, et le Jogging fait vraiment figure de remède miracle !

Gwen

Il y a 4 ans

Merci. Votre post est très clair car je vais me relancer dans le jogging d’écriture de façon différente grâce à vous. Bonne continuation

Ayleen

Il y a 4 ans

Je suis ravie d’avoir aidé une collègue à se lancer !

TheFinette

Il y a 4 ans

Merci beaucoup pour cet article et pour les commentaires associés qui m’aident vivement à lancer un rituel de production d’écrit pour mes CP. Je réadapte cette base à mes élèves qui, dès l’annonce de cette proposition de travail et l’explication du “jogging”, semblent motivés pour “l’entrainement”. 1,2,3 Partez !

Merci encore d’avoir publié ce rituel d’écriture.

Ayleen

Il y a 4 ans

Merci pour ton commentaire. N’hésite pas à venir nous faire un petit retour sur expérience quand tu auras un peu expérimenté la chose 🙂

sofy31

Il y a 4 ans

Bonjour Ayleen, je trouve vos articles intéressants, surtout celui sur le jogging d’écriture. Faire écrire les élèves un peu tout les jours, c’est aussi ce que préconise mon inspecteur, mais le temps me manque. En lisant cet article, je me motive pour mettre en place cette pratique. Mais du coup, je me demandais, si en plus tu prévoyais dans ton emploi du temps, une séance dans la semaine de production d’écrit sur un projet plus long ou pas. Ayant un double niveau CP Ce1, il faut que je me calcule le truc!
Merci de ta réponse, et bravo pour ton jeune blog que je suis que depuis hier!!

Ayleen

Il y a 4 ans

En CP, je n’ai jamais fait de productions longues. L’objectif est de réussir à faire une à trois phrases correctement construites et orthographiées, en utilisant les outils à disposition. C’est déjà bien assez difficile comme ça ! Si tous les élèves arrivaient en CE1 en sachant faire cela, la suite serait d’une facilité déconcertante.

Pour le CE1, en début d’année, je ne fais pas de production longues. J’en reste à mes 1 à 3 phrases, puis je glisse vers 5 pour décembre, dans une activité par semaine, en lien avec la lecture du moment en général (résumé, raconter l’histoire à partir d’image, imaginer une suite, un dialogue à compléter, remplir un petit documentaire sur un animal du livre, etc.). Je garde ensuite ce rythme d’une fois par semaine et, en fonction de mes élèves, je demande un peu plus. Je demande à tel élève de travailler sur les répétitions, tel autre d’utiliser des petits indicateurs temporels, tel autre de faire des phrases plus simples ou tel autre d’essayer d’en faire des complexes, etc.

Ce qu’il m’est arrivé de faire, aussi, c’est de donner le numéro d’une leçon à revoir et un exercice qui va avec après avoir corrigé. Je peux aussi corriger une partie, mais souligner quelques erreurs que je sais que l’élève peut corriger de lui-même.

Bref, en CP et en CE1, je crois que je n’ai rien inventé de bien novateur, mais ça m’a semblé suffisant. Le niveau atteint en CE2 semble satisfaisant.

Petite remarque, en CP/CE1, je mets la lecture/littérature/décodage le matin (avec parfois du vocabulaire en lien avec le texte étudié) et l’étude de la langue en début d’après-midi. Les méthodes comme “réussir son entrée en grammaire” proposent une approche ludique qui peut, sans problème, être exploitée en après-midi, même avec des élèves pas bien courageux ou fatigués.

En CE2 par contre, je n’y ai pas échappé, la lecture/littérature/production d’écrit se fait en dernière heure. Je fonctionne en ateliers à cause d’une trop forte hétérogénéité. Seul un tiers a fait une production par semaine depuis la rentrée. Un autre tiers les a rejoint durant la période 3 et ne se débrouillent pas plus mal au final. Il me reste un tiers qui, de toute façon, ne pourrais pas réussir ces exercices bien trop long ou ont d’autres priorités (comme une lecture fluide et correcte avant d’entrer au cycle 3).

Merci pour ton commentaire en tout cas, et pour ton retour.

TheFinette

Il y a 4 ans

Après quelques semaines de “Jogging au CP”, petit retour grandement positif : mes élèves sont toujours demandeurs (fortement d’ailleurs) pour se lancer dans un “jogging d’écriture”.
A ma très grande surprise, ils s’y mettent dès leurs petits rituels du matin terminés, sans même que je lance une thématique. Je ne pensais pas dès le départ programmer cette activité quotidiennement, j’envisageais deux séances hebdomadaires jusqu’en période 3. Finalement, cela est devenu tout de suite quasi-quotidien à la demande des élèves.
Ils ont particulièrement envie d’écrire leur phrase, souvent liée à un vécu récent (familial, amical ou simplement pour dire ce qu’ils aiment). C’est assez surprenant de voir à quel point cela leur tient à cœur.

Ils débutent leur production d’écrit sur l’ardoise puis, m’interpellent pour que j’aide à la relecture-correction. On fait appel au collectif si besoin quand il faut revoir le sens de la phrase.
Pour les grands “écrivains”, je suis obligée de limiter le nombre de phrases écrites (pas plus de trois) afin d’avoir le temps de réguler avec l’enfant sa production (phonologie, orthographe, syntaxe…).
Les élèves écrivent finalement leur phrase “validée” sur leur cahier d’écrivain. Je ne vous parle pas de quelques malins qui font des phrases de plusieurs lignes. Ils gardent le plaisir d’écrire mais ne recopieront que ce qui aura été validé avec moi.
Parfois, on s’autorise un temps collectif pour tout ceux (nombreux) qui souhaitent lire à voix haute pour présenter leur(s) phrase(s). Dès qu’ils ont terminé de recopier dans le cahier d’écrivain, ils font un dessin (au crayon de bois) pour illustrer leur texte puis le colorient. Le temps dédié au dessin-coloriage permet aux derniers de finir leur production d’écrit.
Le temps dédié à la relecture-correction avec moi s’échelonne relativement bien car ils ne produisent pas tous à la même allure. J’oubliais, avant de me solliciter pour cela, ils doivent impérativement s’être relus (et donc s’être déjà un peu corrigés).
Les deux enfants (sur 24) en grandes difficultés d’encodage travaillent souvent à côté de moi pour être étayés.
Les séances de “Jogging d’écriture” prennent du temps sur l’emploi du temps (ces séances durent difficilement moins de 30 minutes) mais sont tout à fait transdisciplinaires : l’occasion de retravailler en phonologie, encodage, lecture, lecture oralisée… Il y a des progrès notables depuis la mi-novembre, je suis très satisfaite des résultats.
Les élèves ont à disposition leur répertoire de mots, le cahier de lecture du soir, leur dictionnaire de GS, l’affichage de classe… pour vérifier leur mot.
Pour le moment, je ne donne pas de livret-outils complet avec des mots de natures différentes. Les élèves écrivent la phrase à laquelle ils pensent et ne font pas un “puzzle-phrase” avec des mots “piochés” dans un support de mots qui n’ont pas été travaillés en classe. Quand un élève souhaite écrire un mot compliqué pour lui (non disponible dans un des outils énumérés ci-dessus), il a deux solutions : l’encodage individuel (avec essai-erreur, on tâtonne, le camarade voisin peut aider… puis j’aide ou je valide) ou l’enseignante qui écrit ce mot directement au tableau.
Je pense faire évoluer le jogging pour enrichir leur production d’écrit à partir de la période 4 (avec un livret-outil).
Merci encore pour cet article et je vais jeter rapidement un œil intéressé (les deux en fait) à l’article de La Classe.

Ayleen

Il y a 4 ans

Waw ! @Thefinette … Je crois que c’est l’un des commentaires les plus longs et complets reçus ces derniers temps. Je te remercie sincèrement pour ce retour détaillé. Tes adaptions pour un public de CP sont excellentes et me semblent pertinentes. De quoi encourager les collègues des petites classes à se lancer dans l’aventure ! Je t’avoue que je suis moi-même admirative et si d’aventure je devais retourner en CP, je saurais puiser dans ce retour d’expérience, le courage de me lancer aussi avec les tous petits ! Encore une fois, merci pour ton commentaire :).

Ayleen

Il y a 4 ans

En réponse à une question posée :

En général, à partir de la période 2/3 où tout roule :
– 8h20 à 8h30 : accueil échelonné (les élèves peuvent commencer leur jogging)
– 8h30 à 8h50 : jogging + correction
– 8h50 à 8h55/9h : ardoise (petit entrainement, se remémorer une leçon, mots, accords, etc) ou autre petit jeu
– 8h55/9h à 9h45 : étude de la langue
En début d’année, bien sûr, il n’y a pas le temps pour l’activité sur l’ardoise.

Le mercredi matin, pas de jogging d’écriture, c’est le jour de la dictée (une liste de mots invariables + un texte de 36 mots).

Quand je reviens de récréation : calcul mental puis mathématiques et, sur les 20 dernières minutes : Anglais. Du coup, ça rentre assez bien !

Aleth

Il y a 4 ans

Comme tu me l’as demandé sur FB, je laisse mon commentaire ici.
Nous avons donc commencé le jogging il y a deux semaines au retour de mon (très long) congé maternité. Challenge quand tu nous tiens !

Bon, déjà, ils adorent. Et essayent vraiment de jouer le jeu.
En revanche, malgré les outils à leur disposition, beaucoup d’erreurs restent, et notamment les plus simples, majuscules entre autres.
Nous avons donc pris un temps de discussion pour trouver une solution/évolution.

Les élèves ont proposé de faire relire leur production par le voisin.
Ensuite l’une de mes bonnes élèves a fait remarqué que, peut être, le voisin se tromperait dans la correction : d’où l’idée d’avoir une minute pour valider ou non la correction du copain.

Pour résumer :
élève 1 : premier jet, première correction en bleu.
élève 2 : Correction de l’élève 1 au crayon à papier
élève 1 : Effaçage des “corrections considérées abusives” de l’élève 2.

Je te dirai si ça améliore les productions ! (l’idée du crayon à papier est de moi, pour voir si l’élève progresse seul au fur et à mesure qu’il corrige son voisin)

Ayleen

Il y a 4 ans

Merci pour ce partage ! L’idée est excellente :). Je garde cette astuce du crayon à papier dans un coin de ma tête car il est fort possible que j’y recours !

Et merci d’avoir pris le temps de partager tout ça ici ! J’espère que ça en aidera d’autres que moi :D.

supermaitre

Il y a 4 ans

Très inspirant pour mes évolutions de l’année prochaine

Ayleen

Il y a 4 ans

Merci pour ce retour ! N’hésite pas à partager ta propre façon de faire. L’enrichissement sera mutuel ;).

Julie

Il y a 4 ans

Bonjour et merci beaucoup pour ce partage.
Je pense mettre ça en pratique dès la rentrée prochaine. Cependant je me pose une petite question :
Tu pars de la production pour faire ta leçon en edl, du coup tu ne fais pas de situation de découverte en edl !?
Je n’ai pas encore assez d’expérience pour avoir la réponse à cette question mais, est-ce que cela ne peut pas t’être reproché ?

Merci pour ta réponse 😉

Ayleen

Il y a 4 ans

Quand on corrige au moment du Jogging, deux possibilités :
– c’est une leçon déjà vue auparavant : on la reconstitue ensemble pour faire un rappel
– c’est une leçon nouvelle (voire hors programme) : je l’explique rapidement, le plus simplement possible (mais sans forcément aller dans les détails : on parle par exemple des “mots de liaison” mais pas de conjonction de coordinations, etc.) On reste, dans ce cas, dans du “pratique”.

Après, on fait EDL en séance courte où il peut y avoir des découvertes, notamment en conjugaison (cf. mon article sur la conjugaison : https://taniere-de-kyban.fr/2017/conjugaison-horizontale-inspiration)

sylvie

Il y a 4 ans

bonjour, je découvre ton blog super sympa ! je ne suis plus en élémentaire depuis longtemps mais j’ai souri car intuitivement je pratiquais la même chose en élémentaire (sans appellation), et je trouve effectivement que c’est une activité extrêmement intéressante : les élèves sont acteurs de leur apprentissage, la correction est un élément trés important comme tu le soulignes. Bravo et merci pour ton partage !

Ayleen

Il y a 4 ans

Merci pour ton retour @Sylvie, et d’avoir pris le temps de partager ici ton expérience.

Julie

Il y a 4 ans

Merci beaucoup pour cet article très complet, les commentaires enrichissants et je pense que je vais passer ma soirée sur le blog en regardant koh Lanta d’un œil du coup ah ah petite question quelles sont les images que tu utilises pour la production du vendredi? 🙂

Ayleen

Il y a 4 ans

Je vais beaucoup sur http://deviantart.com/ où on trouve de belles images ! Je vais aussi sur https://pixabay.com/fr/ pour des photos mais parfois je peux aussi prendre une oeuvre d’art et bien d’autres choses encore. Dès que je vois quelque chose qui me parle, j’imprime et je plastifie ! J’ai un petit stock maintenant !

Flo

Il y a 4 ans

Bonjour, merci pour cet article très intéressant. J’aimerais une précision à propos de la correction. La correction se déroule donc collectivement, pour le texte sélectionné. Mais pour les autres élèves, quelles corrections doivent-ils apporter à leur écrit?
Et ce texte corrigé ensemble au tableau, est-il recopié ensuite dans le cahier?
Merci d’avance.

Ayleen

Il y a 4 ans

Bonjour,

La correction collective porte sur un texte d’un élève. Nous suivons les étapes précisées dans mon article “Livret d’autocorrection“. Ensuite, j’extrais un point précis (les participes passés, l’accord des verbes avec leur sujet, la ponctuation, l’accord dans le GN, éviter les répétitions, enrichir le texte avec des adjectifs, etc.) et je leur demande de se relire en essayant d’être bien vigilant à un point précis. Certains élèves vont plus loin car ils arrivent à transférer toutes les règles revues à l’occasion de la correction collective mais ça reste une poignée d’élève (les plus avancés en production d’écrit autonome). Les autres auront au moins un point sur lequel se centrer, ce qui les rend plus efficace sur leur correction.

Si tu as d’autres questions, n’hésite pas !

Gwen

Il y a 4 ans

Merci, c’est très clair et semble très motivant. Cela me tente bien. Je me lance à la rentrée !

Ayleen

Il y a 4 ans

Génial ! N’hésite pas à faire un retour dès que tu auras un peu testé 🙂

Helene Ay Noh

Il y a 4 ans

Mais c’est juste super génial tout ça ! Ta description précise du rituel, de sa mise en place en tout début d’année à l’objectif souhaitable en fin d’année, en passant par une progression échelonnée sur l’année, la différenciation, les consignes/critères de réussite et les thèmes, tout y est ! C’est un article très précieux et je le mets en favori sans hésiter ! Merci mille fois Ayleen pour ce contenu d’une grande qualité : ça m’inspire, ça me motive, ça me forme (je suis T1 à la rentrée et je flippe à mort !)… Merci encore 🙂

Ayleen

Il y a 4 ans

Oooh ! Quel commentaire et quel retour ! Merci mille fois d’avoir pris le temps de l’écrire. Je suis ravie de pouvoir aider. Si tu as des questions au courant de l’année, n’hésite pas à revenir par ici : nos échanges en commentaire aideront d’autres lecteurs sans doute. Et si tu as envie, tout simplement, de partager ton expérience, tes idées, tes suggestions, ce sera tout aussi intéressant. Merci encore pour ce message :).

Marie Vivien

Il y a 4 ans

Bonjour, je découvre ton blog grâce à un lien sur celui de Chouettemaitress et ce que je viens de lire m’impressionne et m’intéresse beaucoup! Je réfléchis depuis longtemps sur cette idée de jogging d’écriture, j’ai déjà essayé mais ce n’était pas assez clair dans mon esprit et ça n’a pas bien fonctionné… Ton article me donne très envie de me lancer de nouveau avec mes CE2/CM1, en appliquant ton fonctionnement qui est parfaitement décrit. J’ai encore deux questions cela dit: il va forcément, sur la plupart des cahiers, rester quelques erreurs, les corriges-tu? Et tes élèves écrivent-ils une ligne sur 2 pour pouvoir corriger ?
Un grand merci pour cet article en tout cas!!

Ayleen

Il y a 4 ans

Oh ! Je ne manquerai pas de remercier Chouettemaitresse dans ce cas :). Et merci à toi d’avoir pris le temps d’un commentaire, d’avoir posé tes questions ici (et pas sur FB notamment) car notre échange pourra bénéficier à d’autres :).

Pour les cahiers du jour comme de l’écrivain, les élèves sautent toujours une ligne. D’abord, ça leur permet de se corriger eux-mêmes (quand on est au stylo à encore, qu’on a déjà corrigé/récris et qu’on doit barrer, avoir de la place en-dessous est bienvenu). Ensuite, ça me permet de corriger moi-même aussi. Je corrige tout. Ça ne prends pas tant de temps (en général, je corrige toutes les productions en une vingtaine de minutes, maximum 40 en fin d’année). C’est d’autant plus vrai qu’on se focalise sur “peu mais bien”. En début d’année, ils n’ont pas vraiment l’habitude d’écrire juste tout de suite et de se corriger, donc c’est une à deux phrases. En fin d’année, ils vont faire autant d’erreur mais sur un texte 3 à 4 fois plus long. Il est là, le progrès. Du coup, moi, je n’ai pas beaucoup plus à corriger. Ça va toujours très vite quand le texte est rempli de juste, et parsemé de peu d’erreurs :P.

brigitte

Il y a 4 ans

merci pour cet article très précis et très intéressant..;
j’ai ‘habitude (projet d’école) de pratiquer le jogging ‘écriture , tes idées vont me faire évoluer….
tu ne laisses pas les élèves lire leur production tout haut à la classe? ils adorent ça.. et je trouve qu’à se relire à haute voix, ils se rendent compte de leurs erreurs au niveau de la construction des phrases par exemple… et repartent à leur place avec des corrections en tête.
je ne fais pas une correction individuelle par jour… mais je vais essayer, tes arguments m’ont convaincus!

Ayleen

Il y a 4 ans

J’aime beaucoup l’idée de leur faire lire ! Merci de l’avoir partagée et merci d’avoir pris le temps d’un commentaire, plus généralement. La correction collective n’est utile, je trouve, que si on arrive à en sortir une règle qu’on rappelle et qu’on essaye ensuite de transférer à sa propre production. Sans cela, elle intéresse peu les élèves qui ne s’y retrouvent pas. Je l’aime bien parce qu’elle permet d’automatiser les étapes de la relecture et d’entrainer le “transfert”, qui est la condition sine qua none d’une véritable acquisition de compétences.

Chocolette

Il y a 4 ans

Bonjour, je découvre ton blog et ce fabuleux article sur le jogging d’écriture que je pratique depuis des années avec mes CM mais pas de cette façon. J’avais pris le parti de certains autres bloggeurs d’une écriture sans correction juste pour arriver à dépasser la page blanche, mais avec lecture voix haute par certains de leurs productions. Beaucoup de progrès dans la quantité produite, mais frustration du côté non correctif et toujours le manque de temps de productions longues à inscrire aussi dans l’emploi du temps et le côté rébarbatif pour les élèves des fameux 1er jet/2e jet!!
Avec ton article, j’ai donc envie de réinventer mon rituel en mélangeant peut-être ces 2 méthodes. Peut-être un jour d’écriture libre côté orthographe pour ne pas freiner les plus en difficulté de ce côté-là, d’autres jours avec le côté auto correctif; je trouve super ta correction collective d’une production, mais cela ferait doublette avec la correction de ma dictée flash journalière ( pareil : choix d’une dictée d’élève). Moi du coup je pars de cette correction de dictée pour mes leçons d’ortho et de conjug, mais ton idée de partir du jogging pour le faire me parait une super idée pour motiver les élèves à écrire mieux… alors peut-être alterner les deux??
Je pense que je vais aussi cesser les productions longues (ou plutôt les programmer différemment, par exemple dans le cadre d’une étude de livre, ou d’une création poétique..) que je n’ai de toutes façons pas toujours le temps de faire pour me concentrer sur ces productions plus courtes mais avec corrections.
Tu réveilles en tous cas mon envie de réorganiser tout cela et au bout de 20 ans de carrière, c’est vraiment chouette!! Merci beaucoup!

Ayleen

Il y a 4 ans

Bonjour. Je suis ravie d’avoir pu encourager ou inspirer un renouveau et une réflexion de ce côté-là. Effectivement, le jogging d’écriture est un rituel très répandu et courant, mais chacun fait à sa sauce. En fait, je trouve que les dictées permettent mieux et plus facilement de cibler les points abordés puisqu’on choisit le contenu de la dictée. Pour le jogging d’écriture, il va falloir rebondir et improviser mais l’avantage, je trouve, c’est qu’on est au plus proche de leurs besoins spontanés, authentiques, ceux qu’ils auront aussi quand ils seront un peu plus grands et qu’ils écriront des courriers, des lettres de motivations ou des mails, des dossiers, des productions d’écrites plus longues, etc.

On fait aussi une correction collective pour la dictée mais les élèves doivent, en fait, poser leurs questions sur le “pourquoi ?” ou, s’ils n’en ont pas, j’en pose. Cela dit, en début d’année surtout, pour instaurer le doute orthographique, je fais aussi des dictées “négociées” ou ce genre de dispositifs qui part des productions des élèves, individuelles ou collectives. Comme je ne fais qu’une dictée par semaine, et que c’est le jour où il n’y a pas jogging (le mercredi), ça ne fait pas trop doublon.

caty

Il y a 4 ans

Merci pour ce jogging, remue méninges…Je le réinvestirai avec mes élèves ULIS pour ceux qui le peuvent.

(si je peux me permettre, sur la forme: attention aux fautes d’orthographe, y en a pas mal qui se sont glissées dans tes textes 🙁

Ayleen

Il y a 4 ans

Pas de soucis pour les erreurs, j’en laisse et je le sais. C’est le problème quand on essaye de partager trop, suffisamment tôt et rapidement pour que ce soit utile en préparation de la rentrée et que chaque article demande plusieurs heures (parfois plusieurs jours ou semaines) de travail. Cela dit, m’envoyer un petit message (menu “contact” ci-dessous) avec les erreurs trouvées sera beaucoup plus efficace que de m’écrire ce que je sais déjà : il y en a. Relire l’entièreté du blog et des documents proposés n’est pas une option pour moi car j’ai aussi du travail à côté, à réaliser pour ma classe. Après tout, dans le monde de l’édition, les auteurs bénéficient généralement de l’aide de relecteurs. Moi, je suis bénévole, je n’ai pas ces aides malgré la quantité produite.

Amandine Cudini

Il y a 4 ans

Bonjour

Merci pour cet énorme partage d’informations sur les joggings d’écriture. Ce n’est pas ma première année d’enseignement mais je n’ai jamais entrepris cette activité en classe, notamment parce que je ne voyais pas comment la mener/
Alors, j’ai beaucoup fait de productions longues (j’avais des cycle 3 hein ^^) mais la correction, pfiou c’est long et fastidieux.

Cette année je fais un complément de service deux jours en CM1 pur, je ne connais pas les élèves et la différenciation, je ne sais pas encore ce que ça va donner.

Mais grâce à toi, j’ai de nombreuses pistes pour débuter dans cette activité. J’ai 30 mn chaque matin pour l’écriture et ma collègue me demande d’intégrer également des productions plus longues. Mais après, si on finit l’année à 20 lignes, c’est quand même très conséquent je trouve.

A ton avis, à combien de lignes je peux débuter en période 1 ?
Merci, Amandine

Ayleen

Il y a 4 ans

En vérité, en début d’année, je sais où je veux terminer (combien de lignes) mais pas d’où je vais commencer. Je sais simplement que je commencerai là où ils en sont. Tu auras peut-être d’excellents CM1 mais de l’expérience que j’en ai, l’écart entre des CE2 et des CM1 en début d’année n’est pas flagrant dans les écoles où la production d’écrit n’est pas menée de manière efficace. Il n’y a pas que le jogging d’écriture, bien sûr, mais la production d’écrit est un exercice difficile qui demande qu’on s’y penche de manière attentive et ce dès le CP. Quand ce n’est pas fait, en général, le niveau est très moyen et hétérogène dans tous les niveaux.

Du coup, j’ai pris l’habitude de demander une à deux/trois phrases sur le premier jogging. Ensuite, si je peux, j’augmente (deux à cinq), etc. On augmente petit à petit, en fonction de ce qu’on voit des productions des élèves et de leurs acquis. S’ils ont un bon niveau, tu seras sans doute à 4 à 8 lignes en fin de première semaine. S’ils ont un niveau moyen, il faudra peut-être deux ou trois semaines, le temps de mettre les choses en place. S’ils sont plus faibles, on restera sur une à trois phrase la première semaine, et on augmentera plus lentement, pour s’adapter. Tu peux augmenter l’écart de la marge si tu as un niveau très hétérogène mais il faut alors faire attention à ce que certains élèves faibles ou moyens ne se lancent pas dans trop d’écrit : ils veulent tout dire, comme ça leur vient, sans faire attention à l’orthographe ou sans avoir les moyens d’écrire correctement. Ça devient alors contreproductif. Comme je le dis dans l’article, il peut m’arriver d’écrire dans la marge de bons élèves pour leur proposer une marge plus importante, sans changer la consigne au tableau. C’est discret, individualisé et limite les risques pour les autres.

En fin d’année, tu pourrais bien être à une quinzaine de lignes mais vingt me semble quand même beaucoup de manière quotidienne. Cela dit, j’ai toujours eu des CM en difficultés alors il est difficile d’évaluer ça. Ce sera à toi de voir. L’essentiel est de demander une quantité qu’ils peuvent écrire juste, sans quoi tu seras surchargée par les correction.

Autre point, la production d’écrit ne peut pas se limiter au jogging d’écriture, en tout cas pas tel que je le pratique. Parfois, il faut aussi que les élèves puisse retravailler leur propre texte selon les I.O.

Amandine Cudini

Il y a 4 ans

Merci de ce retour (très) rapide. Il faut que je me repenche sur les attendus de fin CM1 qui ont changé depuis le BO de 2008 sur lequel j’avais appris.

Pour ma part, “20 lignes” c’était un exemple mais il est vrai qu’une production en plusieurs jets est différente qu’un jogging quotidien

Ayleen

Il y a 4 ans

Avec plaisir ! Si tu retrouves les attendus de fin de CM1, je ne dis pas non pour un petit retour sur ta décision finale concernant ce jogging d’écriture. Un changement de cycle et de programme auront suffit à me déconnecter un peu du cycle 3 !

Adèle

Il y a 4 ans

Bonjour,

Encore une fois, merci pour ce partage. Je vais mettre ça en place très rapidement a la rentrée pour mes CE2/CM1 !
J’espère que ça va leur plaire !

J’essaierai de faire un retour ici pendant l’année !

Ayleen

Il y a 4 ans

Merci pour ton commenter et d’autant plus si tu reviens avec un retour. C’est tellement important : ça nous permet d’échanger dans les deux sens. Je partage ma pratique et en retour je peux lire les expériences des ceux qui m’ont lue et m’enrichir.

As-tu vu le document avec les consignes toutes prêtes (à vidéoprojeter) ?

nounax

Il y a 4 ans

c ‘est vraiment un très bon article très clair. maheureusement je vois bien que ce jogging est chronophage, et cela quelle que soit la méthode … je pense le faire 2 fois par semaine afin de laisser la place à d’autres rituels et aussi à des productions de type poétique par exemple, plus longues. mais je vais tester le magnifique document des consignes. je suis persuadée que cet énorme travail fera progresser les élèves. grand merci.

Ayleen

Il y a 4 ans

Effectivement, mon grand problème reste de trouver du temps pour d’autres rituels. Mon emploi du temps est déjà bien chargé. J’ai déjà enlevé le mercredi pour pouvoir gagner du temps pour ma dictée mais ce n’est pas un rituel. Il y en a pourtant tellement de si intéressants que je n’arrive pas à tester ! C’est un peu frustrant. Et pourtant, j’ai bien fait une année sans jogging et ça m’a manqué… au vu des résultats des élèves, eux aussi, car c’est difficile de compenser un outil aussi génial. Avec le retour à la semaine de 4 jours qui s’annonce un peu partout (au moins pour l’année suivante), ce sera encore pire ! Cela dit, commencer par deux fois par semaine, c’est déjà pas mal et même très bien.

Merci pour ton retour en tout cas :). Quels sont tes autres rituels ?

Mdion

Il y a 4 ans

Bonjour chère collègue,

Je découvre ton blog grâce au lien d’Orphys sur la production d’écrits.

Ton jogging d’écriture correspond exactement à ce que je cherchais pour améliorer l’écrit au quotidien dans ma classe. Ton article et tes commentaires sont très clairs; je vais de ce pas m’en imprégner pour le réinvestir à ma sauce avec mes cm1.

J’avais une question: est-ce que chaque élève réécrit un jet “au propre ” ou il corrige uniquement les erreurs?