Cet été, j’ai eu beaucoup de demandes sur bien des outils que j’utilise et que je conseillerais en achat pour la rentrée. On m’a suggéré d’en faire un article que voici. Comme c’est la fin de l’été et qu’on prépare la rentrée, vous y trouverez peut-être quelques idées de dernière minute.

Une autre demande a été faite quant aux supports pédagogiques que j’utilise cette année mais je préfère les tester avant car il y a quelques changements cette année.

Quel budget ?

Tout d’abord, notons bien qu’il ne s’agit pas d’inciter à l’achat, surtout de votre poche. Nous avons tous un budget mairie et, parfois, en s’organisant bien, on arrive à dégager quelques fonds pour acheter des outils pratiques, qui nous serviront pendant plusieurs années. C’est ce que je vous encourage à faire si c’est possible.

Pensez aussi que, si votre fournisseur officiel vous atteste de ne pas avoir en stock un produit, vous pouvez demander à un autre en effectuant un paiement par mandat administratif. Rapprochez-vous de votre mairie pour connaitre les démarches.

Enfin, je m’applique une règle simple : ce que je souhaite garder pour moi (notamment ce qui est utile quelque soit son niveau), même si je changeais d’école, je me l’achète. Ce que je laisserai à l’école, je l’achète avec le budget de la mairie. A noter que c’est valable pour tout, même le plastique pour plastifier. J’achète quelques pochettes sur le budget mairie pour ce qui sera donné aux élèves ou restera dans la classe et quelques pochettes pour moi, notamment pour les affichages ou jeux que j’emporterai à mon départ car souvent longs et fastidieux à réaliser.

Vous verrez beaucoup de liens Amazon ici mais pensez à chercher d’abord chez le fournisseur officiel de la mairie si c’est pour la classe. J’achète beaucoup sur Amazon pour les délais de livraison, les frais de ports souvent gratuits et le très bon SAV en général. Notez, enfin, que tous ces achats ont été échelonné sur plusieurs années depuis que j’enseigne. Je n’ai pas tout acheté d’un coup ! Je partage simplement quelques bons plans qui me semblent fiables. Petit à petit, on améliore notre confort de travail. Pensez aussi à déclarer ce qui peut l’être en frais réels si cela vous est avantageux pour les impôts.

Quel matériel ?

Décoration de la classe

Du papier affiche pour délimiter les espaces

Ce coup-ci, c’était une suggestion de ma PEMF que j’ai fait évoluer au fil des années. Chez mon fournisseur, j’achète du papier affiche coloré et 60×80. Par exemple, j’ai choisi la couleur bleue pour tout ce qui touche au français. Ainsi, sur mes panneaux de liège ou sur les murs, je délimite une zone bleue pour le français (c’est encore mieux avec un titre). Je fais de même en jaune pour les mathématiques.

L’avantage est double. D’abord, on structure l’espace : selon la discipline, l’élève sait où chercher et se repère plus facilement.

Ensuite, on égaie sa classe. Je ne pense pas être la seule à avoir de vieux murs peints en jaune pâle (appelé « coquille d’œuf ») qui a affreusement vieilli (virant au gris ou des couleurs moins ragoutantes par endroit). Ne parlons pas des trous ! Alors ce papier me permet de cacher un peu la misère et de faire de ma classe un lieu plus accueillant dès la rentrée.

Comme ça tient rarement plus de deux ans pour les affiches muraux accessibles aux élèves, j’achète aussi sur ma commande. Quand le papier est trop abîmé : je le garde pour des activités de collage en arts visuels !

Des bordures pour consolider et décorer ces zones

Là, on bricole un peu. J’ai récupéré des grandes feuilles type Canson de couleur. Certaines ont servi pour les arts visuels mais il me reste souvent des bandes. Je les coupes alors bien droites, je « plastifie » grâce à du plastique couvre-livre et je m’en sers pour former un cadre autour d’une zone délimitée par du papier affiche.

Parce que le soucis, pour mon papier affiche, c’est que les cartables, les cheveux ou les chaises ont vite fait de se prendre dans les bordures de ces papiers et de les abîmer. J’espère ainsi faire durer un peu plus longtemps mes affichages.

Bien sûr, tout est possible : on peut décorer cette bordure avec de la peinture ou simplement des gommettes et des autocollants.

Papeterie

Du scotch magnétique

Au début, j’utilisais des petits aimants ou les bandes aimantée du fournisseur officiel pour mes étiquettes. Ça alourdit souvent beaucoup l’étiquette qui glisse au tableau. Depuis plusieurs années déjà, j’ai remplacé cette façon de faire coûteuse par quelque chose de plus pratique et économique : le scotch magnétique Xyron. Sur une étiquette de 10 x 29,7 cm, papier 160g et plastification épaisse, deux bouts de scotch sur les côtés suffisent à faire tenir l’étiquette. En trois ans, je n’ai pas fini le rouleau !

Du papier épais pour les cartes

Si comme moi vous aimez bricoler et créer vos propres jeux (ou imprimez ceux disponibles sur le blog), il vous faut à tout prix du papier épais ! Combiné à du plastique 125 microns, on obtient des cartes presque aussi épaisses et résistantes que dans le commerce. Les cartes tiennent alors très bien dans les années.

De même, mes affichages sont souvent fait dans ce type de papier car ce sont des affichages modulables, avec plein d’éléments à ajouter ou enlever. Ces manipulations répétées pourraient les fragiliser.

Du plastique pour plastifieuse à chaud

On n’a pas tous la chance d’avoir un Lidl ou un Action à proximité. C’est mon cas, notamment. Alors, je commande sur Amazon, tout simplement. Je suis notamment grande consommatrice de plastique 125 microns avec mes jeux !

Des feutres fin semi-permanents

J’ai découvert il y a peu les Lumocolor de Staedler, qui sont chez la plupart des fournisseurs. Je crois qu’il s’agit de feutres pour plastiques à rétroprojecteur, originalement. Cela dit, je les utilise sur des supports plastifiés en remplacement des mes Lyra Triple One ou les Woody de Stabilo. L’usage en est le même : on peut écrire, l’écriture résiste aux frottements mais un chiffon humide l’efface. Le pigment est plus fort, le tracé plus net et fin. On gagne au change. Reste à voir sur la durée.

Si on veut les faire utiliser par les élèves, autant les acheter en stock avec sa commande de classe.

Les carnets rechargeables de Filofax


Tous les avantages et l’esthétique d’un carnet de note, la modularité d’un classeur en plus ! Ces carnets rechargeables de la marque Filofax sont superbes. En dehors de mon usage professionnel, pour lequel j’en ai un, j’en ai trois autres pour des choses diverses (recettes, jardinage, etc.).

Dans notre métier, l’organisation avec quatre intercalaires et des pages déplaçables est un véritable atout !

Des pochettes de rangement pour classeur

Pour l’anglais notamment, j’utilise beaucoup de flashcards (avec la méthode Ghostie ces dernières années. J’ai pu les ranger dans un classeur grâce à ces pochettes de rangement perforées et refermables. Le lot permet de faire quelques économies sur le prix unitaires.

Outils pratiques

Une plastifieuse à chaud

Certains bricolages demandent cependant du temps alors j’ai préféré acheter ma propre plastifieuse. Ainsi, je peux bricoler à la maison, tranquillement. Avec un tout petit budget (25€) à l’époque, j’ai acheté un pack plastifieuse avec rogneuse (massicot) et arrondisseur d’angles. Quatre à cinq ans après, la plastifieuse fonctionne toujours très bien !

L’idéal serait un modèle A3 bien sûr, mais je plastifie rarement à ce format alors je peux bien le faire à l’école. Ces formats sont beaucoup plus coûteux !

Une rogneuse d’angle

Je vous l’ai dit, j’ai eu mon exemplaire dans un pack avec ma plastifieuse. Cela dit, vous êtes peut-être déjà équipé donc on peut aussi en acheter à part.

L’intérêt est que les angles ronds s’abîment beaucoup moins vite. Ainsi, mes cartes plastifiées ont encore gagné en durée de vie ! Par contre, c’est un peu long, d’arrondir les angles de toutes ses cartes.

L’agrafeuse à long bras

 

Vous avez déjà bavé devant les magnifiques petits livrets que fabriquaient vos collègues ? Voici le secret : une agrafeuse à long bras ! Ça ne coûte pas grand chose (8€) et c’est vraiment un bon investissement à long terme.

Un petit massicot

Si tout a plutôt bien vécu dans mon pack avec la plastifieuse, mon massicot est malencontreusement tombé par terre à répétition. A force, il a cédé, alors j’ai investi (à faible coût toujours) dans un autre modèle de chez Maped.

Je suis ravie car on peut remplacer la lame si elles ne coupent plus bien. Une lame de rechange était fournie et, en plus d’un an, je n’ai pas eu besoin de plus pour le moment.

Des perforatrices

Les perforatrices, il y en a pour tous les goûts et tous les budgets. Les modèles standards sont autour de 3€, les miniatures à moins de 2€ l’unité et les plus gros modèles peuvent atteindre 6 ou 7€. Cela dit, petit à petit, j’enrichis mon stock ! J’avais trouvé les miniatures à Auchan, tout simplement, et je pense qu’on peut les trouver dans plein de supermarchés. J’avais opté pour le modèle à un trou pour mon bullet journal. Je l’ai, depuis peu, remplacée par un modèle Rapesco six trous, beaucoup plus pratique et rapide (mais aussi plus coûteuse).

Fuse Photo Sleeve

C’est ma dernière acquisition qui attend toujours d’être testée en détail : le « Fuse Photo Sleeve« . Cela dit, la première prise en main a été relativement aisée (il suffit d’attendre que ça chauffe assez). J’ai pu notamment compartimenter une pochette de classeur en dix pour y ranger les billets d’absences des élèves. Cette pochette, je la colle au fond de mon cahier d’appel. Ainsi, tout y est très clair et ordonné.

Je ferai surement une pochette A5 pour les certificats médicaux ou quelque chose de ce goût-là. On peut tout imaginer : c’est un appareil à découper et fusionner le plastique, rien de plus, rien de moins.

C’est un outil qui promet de sacrés économies côté rangement et pourrait permettre de fabriquer des pochettes de rangement d’une belle qualité, pour remplacer les boites de mes boites de sons par exemple. Le cartonnage est beaucoup plus long, ça peut donc être un grain de temps.

Je ferai surement un article plus détaillé quand j’aurai fait plus de tests.

Des jetons colorés

Cette année, j’ai opté pour un gros stock de jetons. Je veux que tous mes élèves puisse manipuler lors des séances de mathématiques notamment. C’est aussi très pratique pour servir de pion ou jeton dans le cadre de jeux, qu’ils soient achetés ou fabriqués maison. Un gain de temps important !

C’est très bon marché (environ 1 centime le jeton) et tellement important ! Je trouve que c’est une bonne alternative au matériel de manipulation en numération souvent très coûteux qu’on trouve dans les catalogues et les jetons bleus font penser aux jetons de Picbille, mine de rien. Je n’aurai pas les boites à ce prix-là, mais c’est toujours ça de pris !

On peut aussi envisager l’achat de boites à dix compartiments qui feront bien l’affaire aussi. Là encore, à environ 50 centimes la boite, on s’en sort très bien côté finances. Je ne les ai pas encore acquises mais je crois que ça ne saurait tarder !

Rangement et pratique

Un rangement mural

C’est une astuce que je pique à une collègue. J’utilise un rangement mural pour pouvoir mettre les documents dont on a toujours besoin rapidement ou qui peuvent vite s’éparpiller. Par exemple, je vais y mettre mon cahier d’appel, les fiches de liaison et d’urgence, le classeur du remplaçant, etc.

Tout est très visible, aisément accessible et cela facilitera la vie à beaucoup de monde : la directrice qui a besoin d’un document quand on n’est plus sur l’école, un remplaçant qui doit prendre la classe en main rapidement, etc. Et puis, ça évitera qu’au moment où l’alarme incendie retentit (pour un exercice), on perde du temps à chercher son cahier d’appel sous la pile de choses qui sont venues se superposées depuis le matin.

Comme c’est plutôt coûteux, je l’ai pris sur ma commande de classe. En plus, mon modèle est très coloré, ce qui apportera un peu de gaieté dans ma salle de classe vieillissante.

Une imprimante HP et HP instant ink

Là, on est plutôt dans un achat personnel. Nous imprimons tous beaucoup et nous faisons des pieds et des mains pour ménager notre porte-monnaie : anciens modèles d’occasion, imprimantes coûteuses pour faire baisser le prix du consommable, imprimante lazer, cartouches génériques, etc. Eh bien maintenant, il y a mieux : un abonnement. Car quelque soit la solution choisie, on doit compter les cartouches, éviter de trop imprimer en couleurs, etc. Là, la solution proposée par HP est beaucoup plus pratique : on paye à la copie.

Bien sûr, j’ai opté pour l’abonnement à 9,90€ (300 copies par mois, report d’un mois possible, 1€ mes 25 copies supplémentaires) pour l’été mais je baisserai pour un abonnement plus proche de mes besoins dès que possible. C’est aussi un autre avantage : on peut changer d’abonnement pour le mois suivant (si c’est pour diminuer) ou le mois en cours (pour augmenter) sans frais. Les cartouches vous sont envoyées bien avant que vous n’ayez besoin de les remplacer.

HP instant ink - tarifs des abonnements

Au final, à ce prix, j’ai une impression de qualité, je diminue les risques d’abîmer mon imprimante et le tout pour le même prix que lorsque j’achetais des génériques (pourtant à un prix défiant toute concurrence). Qui plus est, vous pouvez opter pour un modèle peu cher des imprimantes HP compatibles : vos impressions ne coûteront pas plus cher ! Cerise sur le gâteau ? Si vous imprimez vraiment très peu, il y a apparemment un forfait gratuit pour une vingtaine d’impressions si je me souviens bien !

Si vous êtes intéressés par cette offre, il suffit d’acheter une imprimante compatible. Souvent, ils offres un ou plusieurs mois gratuits avec (pensez à prendre l’abonnement le plus cher, du coup, pour la durée de l’offre). Vous pouvez obtenir un mois supplémentaire en cliquant sur mon lien de parrainage (et m’en offrir un par la même occasion).

L’alternative : les cartouches génériques

Utiliser des cartouches génériques peut faire sauter la garantie si le constructeur s’en rend compte. Elles fuient un peu plus souvent en général et si les cartouches ne sont pas remplacées régulièrement, il peut arriver que l’encre sèche, plus vite qu’avec des cartouches de marque. Je n’ai pas eu de problème de ce côté après 3 ans de cartouches génériques avec mon imprimante Epson.

Il m’en aura fallu, du temps, avant de trouver des cartouches compatibles avec mon imprimante Epson. Malgré toutes les promesses, mon imprimante a refusé un paquet de cartouches, et même les reconditionnées. Seules les cartouches de chez Colour Direct ont été sans problèmes. Ils en ont pour toutes les marques il me semble, et il n’y a pas de raison que ça fonctionne moins bien avec d’autres imprimantes.

Au pire, j’ai testé avec un petit pack avant d’acheter en gros ! Vous pouvez faire de même, ça ne coûtera pas bien cher d’essayer.