Ça y est ! J’ai enfin quelque chose suffisamment complet pour que je puisse vous le partager. Cette année, je devrais pouvoir partager avec vous toutes mes programmations. J’ai même fait un effort pour rédiger celle d’anglais (je suis les méthodes Ghostie et Hamish) ou encore détailler un peu celle des arts. Bref, cette année, je vous propose quelque chose d’un peu plus complet que l’an dernier.

Mieux, j’avais fait un format un peu compliqué à modifier l’an passé. Cette fois-ci, c’est simplement un classeur Excel avec un onglet par discipline. Je vous le partagerai donc en modifiable puisque son format intéresse quelques uns d’entre vous.

Le format de mes programmations

Très inspirée par les programmations telles qu’elles sont présentées dans CLEO et initiée à cette idée lors d’une conférence d’Antoine Fetet, j’ai décidé de faire mes programmations à la semaine et de les présenter sous forme d’un « tableau » (ou graphique) unique par discipline, tenant sur une page A4 pour l’année.

Une programmation à la semaine

Le modèle le plus courant

L’été « pré-PES », je n’avais encore jamais entendu parler de « programmation » jusqu’à ce que le mot apparaisse sur une conversation Facebook. Formée sur le tas, je me suis inspirée de ce qu’ont pu me fournir mes collègues de l’époque (et je les remercie de m’avoir si bien aidée). Comme sur internet, le format habituel consiste à réaliser un tableau par discipline : une colonne par « branche » et une ligne par période ou inversement. On divise le programme en cinq et on remplit les case.

Néanmoins, au fil des années, j’ai réalisé que :

  • Les périodes sont très irrégulières : deux ou trois périodes à six ou sept semaines, une période à cinq ou moins et une autre à dix ou plus. Donc, diviser par cinq fonctionne mal.
  • On n’aura pas la même efficacité en début d’année qu’en fin d’année, sans compter les coupures liées aux jours fériées ou au fait qu’on profite peu d’une période trop courte ou trop longue.
  • Il faut ajouter à cela les semaines particulièrement chargées comme les fins de trimestre, les fêtes de fin d’année ou les dernières semaines de l’année, où nous-mêmes auront bien moins de temps à disposition (par exemple pour des projets).

Pire : chaque début de période, je remplissais le même type de tableau mais par semaine. Et déjà là, ça devenait compliqué : j’avais parfois trop chargé une période ou pas assez. Ensuite, chaque fin de période, je devais prendre le temps de faire le point, rayer ce qui était fait, reporter, réorganiser ma programmation sur l’année, etc.

Ma proposition de fonctionnement

Au final, il en est ressorti que j’avais besoin d’un outil plus souple mais aussi plus précis. C’est ainsi que j’ai créé le tableau ci-dessous :

Extrait de programmation en étude de la langue

En première ligne, on a les mois : pratique pour tous les thèmes saisonniers notamment. Les petites astérisques rouges indiquent des vacances. Ce sont des repères utiles qui permettent d’éviter de mettre un début d’apprentissage critique la dernière semaine d’une période, par exemple.

Pour chaque colonne, on a une semaine. Chaque ligne peut représenter une « branche » de la discipline ou, comme ci-dessus, être simplement utilisées pour permettre plusieurs apprentissages sur une semaine. Ainsi présenté, j’anticipe deux choses :

  • ma programmation ne fait pas apparaitre que la découverte mais aussi la durée estimée de l’entrainement (sans quoi on ne sait pas quand on peut passer à autre chose)
  • ma programmation intègre déjà une forme de « spiralité » des apprentissages : on ne fait pas tout d’un bloc, sans le revoir.

Autre avantage ? La flexibilité ! Si jamais je n’ai pas eu le temps de débuter l’apprentissage sur l’infinitif et le participe passé en semaine 8, ce n’est pas très grave, puis que les semaines 9, 10 et 11 sont aussi dédiés à ces apprentissages. Je n’ai donc pas à remanier toute ma programmation à l’année ni à tout décaler : c’est dans mon cahier journal, lorsque je fixerai ma semaine à venir, que je m’arrangerai pour rattraper.

Et si jamais je n’y arrive vraiment pas, par exemple à cause d’un malencontreux arrêt maladie, la correction se fait très rapidement : j’écris « +1 » au-dessus de la semaine qui arrive et je sais qu’il faut alors tout décaler d’une semaine. C’est aussi pour ça que vous constaterez, dans mes programmations, qu’il y a peu de choses en semaine 36. Le fait est qu’entre les absences des élèves, les nôtres, les projets qui tombent en cours d’année mais aussi le besoin, parfois, de prendre plus de temps avec une notion qui a du mal à passer, se donner une petite semaine de marge me semble nécessaire et salvateur. On gagne un esprit tranquille et on s’évite un peu le sentiment de courir après le temps.

Remplir le tableau

Pour ce qui est de penser sa programmation, j’en ai déjà longuement parlé dans mon article traitant de la préparation d’une année. Vous y trouverez aussi la réponse à la fameuse question : « Quelle est la différence entre programmation et progression ? »

Le brouillon

Allégés de ce poids théorique, venons-en à l’aspect plus pratique. Je travaille en général sur une feuille de classeur à grand carreaux tenue à l’horizontale : un carreau = une semaine. Ensuite, munie de mes stylos à gomme (parce que je veux des couleurs mais pouvoir me corriger aussi), j’essaye de remplir. Il faut de nombreuses corrections et révisions avant d’arriver à un résultat. Pour vous donner une idée, j’ai du reprendre mon document de mathématiques à neuf reprises. Des disciplines comme les arts ou l’EPS sont un peu plus faciles à remplir puisque le programme est moins dense.

Evidemment, avec le peu de place que m’accorde mon tableau, je ne mets pas les intitulés officiels extraits des B.O. Cela pourrait éventuellement être sujet à discussion avec votre formateur si vous êtes en année de stage mais je n’ai jamais eu de problèmes de mon côté. L’intérêt, c’est que ce document est très visuel et pratique : on ne met que les mots clés. Quand je prépare ma semaine à venir, je sais précisément ce que je fais.

Certains intitulés sont trop larges comme :

« Raisonner sur la langue pour repérer le verbe et le groupe nominal sujet et pour réaliser et justifier les accords dans le groupe nominal et le choix des finales verbales. »

ou encore :

Résoudre des problèmes orthographiques »

Pour y arriver, il y a plein de petites choses à voir et ce sont ces « petites choses » que je mets dans ma programmation. A nous ensuite d’apprendre à lever le nez parfois, prendre de la hauteur pour considérer les choses dans leur ensemble et ne pas perdre de vue les objectifs finaux des programmes.

Le propre

Maintenant qu’on a bien pensé la chose, il me semble préférable de mettre au propre. Je ne sais pas vous mais mes brouillons finissent en amas de couleurs, de flèches, de choses barrées (les stylos à gomme ont leurs limites de réécriture), d’abréviations, de symbole et d’écriture presque illisible. N’oublions pas que la programmation doit pouvoir être consultée à tout moment mais aussi servir en cas de remplacement. Bref, ce n’est pas un document dont nous serions seuls destinataires.

C’est là que le tableau Excel entre en jeu. Il est tout prêt. Pour créer une plage, on utilise l’outil de fusion de cases. On choisit une couleur de fond plutôt sombre si on écrit en blanc (mon choix) ou claire si on écrit en noir.

Quand on doit écrire beaucoup, on a deux possibilités :

  • augmenter la hauteur de ligne et changer l’orientation du texte (comme je l’ai fait pour l’anglais) si on a des plages courtes
  • simplement augmenter la hauteur si on a des plages étendues (comme je l’ai fait en arts) si on a des plages plus longues

Il y a un onglet (une page) par discipline. Il n’y a plus qu’à remplir !

De mon côté, j’ai deux onglets EPS car j’ai anticipé les multiples possibilités en cas d’accord ou refus concernant les ETAPS. De même, je n’ai pas programmé la musique car j’attends d’abord une réunion avec l’intervenant du conservatoire afin de définir les actions à venir.

Imprimer le résultat final

Vous êtes fin prêts et satisfaits du résultat ? Très bien, y’a plus qu’à imprimer ! J’imprime toutes les pages du classeur, je vérifie qu’elles soient bien au format paysage et je diminue les marges au possible. Je ne centre pas verticalement car je découpe l’excédent de papier pour mes affichages, ce qui me permet de gagner un peu de place. Libre à vous d’en faire autant… ou différemment !

Enfin, petite option importante : ajuster les colonnes à la page. Cela vous garantira de n’avoir qu’une seule page horizontalement. Si jamais vous agrandissez trop les lignes, vous aurez peut-être besoin d’une deuxième page pour la discipline concernée.

Le fichier

Vous avez donc deux fichiers ou séries :

  1. mes programmations au format PDF
  2. mon classeur Excel : à ouvrir avec Microsoft Office 365 (gratuit) ou Microsoft Office bureau (à 11€)

Mes programmations en PDF

Programmation 2017-2018 CE2 - Maths

Programmation 2017-2018 CE2 - EDL

Programmation 2017-2018 CE2 - lecture et production

Programmation 2017-2018 CE2 - QLM

Programmation 2017-2018 CE2 - anglais

Programmation 2017-2018 CE2 - EPS

Programmation 2017-2018 CE2 - Arts

Mon classeur de programmations en XLS

Programmations 2017-2018 CE2 - modifiable

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