Il y a plusieurs années, j’avais brièvement aperçu les BrainBoxs d’Asmodée. J’avais éliminé ces jeux de mes achats potentiels parce que je pensais que mes élèves n’auraient pas la culture nécessaire pour y répondre : quelle erreur monumentale ! En relisant les règles du jeu attentivement, j’ai réalisé que ce jeu est un excellent outil pour améliorer la culture générale. Ce n’est pas un Trivial Poursuit mais bien un jeu pour apprendre.

Pour faire court : les joueurs disposent d’un petit instant pour observer une carte avec des informations tant visuelles (illustrations) que sous forme de texte (mots, expressions). Une fois le temps écoulé, on retourne la carte, lance le dé à huit faces qui définira la question à laquelle le joueur doit répondre. Toutes les réponses étaient au recto. C’est donc un jeu de mémorisation. Voilà comment leur faire acquérir des connaissances l’air de rien !

Les brainbox testées

J’ai eu l’opportunité de tester trois Brainboxs sur le thème des pays du monde, des animaux et l’anglais.

La Brainbox « pays du monde »

Sur chaque carte, on voit la carte du pays et des pays limitrophes en fond, les mers et océans bordant le pays, le drapeau et quelques symboles (monuments, atouts) illustrés. Le nom du pays est suivi des lettres correspondant à l’extension de nom de domaine du pays (.fr pour la France, .uk pour le Royaume Uni, etc.) : ce point n’est pas évident et ils convient de l’expliquer aux élèves.

Les élèves sont toujours curieux de découvrir le monde, alors même que les programmes d’élémentaire s’y penchent peu : le programme de géographie est plutôt centré sur les lieux proches et le pays, même si la comparaison avec l’étranger sur certaines thématiques est aussi présente.

Les élèves ont adhéré à ce jeu, adorent connaitre les drapeaux notamment. Enrichir la culture des élèves grâce à ce jeu est donc tout à fait possible. Par contre, il n’est pas suffisant (et ne prétend pas l’être) : à moins d’un planisphère pour situer les pays dans le monde, il a un certain nombre de pays qu’ils auront du mal à situer. De même, quand il est écrit « pétrole » sur une carte par exemple, les élèves ne mesurent pas vraiment ce que cela implique. C’est donc un jeu qui peut s’inscrire dans la continuité d’une découverte des pays du monde, qui constitue un moment ludique et éducatif mais qui ne peut suffire à l’école comme vous vous en doutez (et en même temps, ce n’est pas le but).

Il est certain que ce jeu restera disponible dans ma classe : les élèves l’adorent.

La Brainbox « animaux »

C’est la box préférée d’un certain nombre d’élèves, parce que le monde des animaux passionne toujours les jeunes gens et qu’on en parle assez peu en détaillant le mode de vie d’un seul animal.

Chaque carte présente un petit encadré avec ses caractéristiques : s’agit-il d’une espèce menacée ? Quelles sont ses mesures ? Quel est son régime alimentaire ? Je prends un petit temps pour observer ces encadrés avec eux afin qu’ils en comprennent chaque ligne avant qu’ils ne se lancent. Sans cela, certains mots les bloquait : « menacé », sans contexte, n’était pas compréhensible pour eux par exemple.

Les élèves pensaient bien à lire le texte sur chaque carte mais, par contre, oubliaient de regarder l’image. Ils avaient plus de mal à se dire que cette illustration aussi contenait des informations. Une fois ce point compris, le jeu était beaucoup plus fluide.

Encore un jeu qui restera accessible dans ma classe.

La Brainbox « Anglais »

Cette Brainbox est plus difficile à mettre en oeuvre en classe selon moi. En effet, les élèves ne découvrent vraiment l’Anglais écrit qu’en cycle 3. Or, les mots sont écrits en Anglais (et en Français, certes) et risquent de mener les élèves en erreur sur leur prononciation. A mon avis, il faut y jouer en sélectionnant les cartes traitant de thématiques déjà abordées en classe. Alors, le jeu prends tout son sens !

On peut aussi, peut-être, proposer un dictionnaire en ligne (comme le Cambridge Dictionary ou How To Pronounce) pour qu’ils puissent entendre les mots mais dans ce cas, il faut jouer en deux temps : un temps non-chronométré pour découvrir la prononciation anglaise de chaque mot et apprendre à la dire, et un temps de jeu avec sablier pour observer la carte.

Petit point intéressant : il y a deux niveaux par carte (qui correspond aux deux couleurs ci-dessous). Les questions jaunes (niveau 1) sont en Français et introduisent des mots en Anglais. A l’inverse, le niveau 2 présente des questions en Anglais avec des mots en Français. J’aurais presque préféré que toutes les questions aient tous les mots en Anglais au niveau 2 mais je mesure mal la difficulté que cela représenterait. En tout cas, dans l’exemple ci-dessous, les mots « personne », « rouge », « verte » n’ont pas beaucoup d’intérêt à être en Français, non ? Cela n’enlève pas pour autant ses qualités au jeu.

En cette fin d’année, les pistes de travail que je vous ai présentées n’ont pas pu être testées mais je me garde ces idées sous le coude pour les années suivantes. Et vous, comment feriez-vous ? Avez-vous déjà testé ? Avez-vous d’autres supports qui permettraient d’introduire ce jeu ou de l’accompagner ?

Je me dis que, vraiment, ce jeu peut aider les élèves à mémoriser du vocabulaire et pour cela, j’ai envie d’essayer quelque chose.

Et vous ?

Avez-vous déjà testé une Brainbox ? Lesquelles ? Et lesquelles préférez-vous ?

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