Mes élèves de toute petite section (TPS) et petite section (PS) adorent la pâte à modeler, et moi aussi ! On y muscle les doigts, on y affine sa motricité et en plus, si on part de modèles, on peut réaliser un travail de représentation dans l’espace. En bref, la pâte à modeler est vraiment un incontournable en maternelle.

Et c’est pour cela que j’ai décidé de réaliser des modèles en pâte à modeler pour mes élèves, qu’ils soient en PS ou même MS voire GS, puisque j’ai aussi des GS dans mon autre classe (donc, toute l’école maternelle).

Je tiens à préciser que mes modèles n’ont rien de franchement originaux. Ce sont des choses qu’on voit déjà dans de nombreuses classes. Cela dit, ceux-ci ont été réalisés, photographiés et mis en page par mes soins.

Une répartition en trois niveaux

Bien sûr, en réalisant ces modèles, j’ai essayé de penser à des niveaux de difficulté croissante. J’ai donc réparti ces modèles en quatre niveaux. Chaque niveau reprend certains éléments du niveau précédent, voire des modèles qui sont améliorés.

Des fiches de suivis vous seront probablement proposées dans un second temps. En attendant, mes élèves s’entrainent surtout à partir des fiches modèles.

Niveau 1 : les bases

Les premières “formes” qu’apprennent les élèves se trouvent au niveau 1 : la boule (sphère), le rondin ou colombin et le serpentin (plus fin). Les figures ne nécessitent qu’une seule transformation en général : aplatir une sphère pour faire une galette, poser une sphère sur un rondin, etc.

Niveau 2 : premières complexifications

Ensuite viennent les premières complexifications : on apprend à faire une spirale à l’aide d’un serpentin, spirale qu’on pourra combiner à d’autres éléments pour rendre l’ensemble plus complexe (comme avec la sucette). On associe aussi parfois plus de deux éléments : deux galettes et quatre petits colombins aplatis forment un bonhomme.

Enfin, une nouvelle forme fait son apparition : le cube (en partant d’une boule, on écrase les côtés deux à deux en s’aidant de la table et de la paume de la main).

Niveau 3 : un très bon degré de maitrise

Ça y est, les élèves comment vraiment à maitriser la composition avec plusieurs éléments. On attaque donc des compositions plus riches, avec plus de formes, et de nouveaux gestes comme écraser le bout d’un rondin pour faire la queue de l’escargot, par exemple. On utilise aussi des outils pour “graver” dans la pâte à modeler.

Une nouvelle forme fait aussi son apparition : le prisme à base triangulaire, obtenu en écrasant les côtés sur la table les uns après les autres. On pourra en faire un triangle si on aplatit vraiment cette forme, comme pour la queue du poisson.

Niveau 4 : le niveau des fins sculpteurs

Pour ce niveau, on a un vrai défi de patience et de minutie. Les modèles sont vraiment ambitieux, parfois longs, combinant tout ce qui a été vu précédemment.

Les fichiers

Les fiches modèles

J’imprime le modèle et le plastifie tout simplement. Si vous voulez que le résultat soit durable, optez pour du papier 160g mais du plastique 80 microns devrait suffire. Pensez à l’arrondisseur d’angle pour éviter que les plastiques ne s’abîment aux coins des fiches.

Modèles pâte à modeler - niveau 1

Modèles pâte à modeler - niveau 2

Modèles pâte à modeler – niveau 3

Modèles pâte à modeler – niveau 4

A l’école, nous utilisons la pâte à modeler végétale “Patplume” de Giotto. Elle ne sèche pas, elle rend les mains douces. Son seul inconvénient est qu’il faut la malaxer un moment avant de l’utiliser. Cela n’a pour autant pas posé de problème, ni dans ma classe de PS, ni chez les plus grands.

A moins que les documents modifiables ne soient déjà à disposition dans l’article, je ne les fournirai pas. Il n’est donc pas utile de me les demander.
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