J’ai toujours eu un peu de mal avec les dictées. Elève, je détestais ça. Et pour cause, c’était le moment ultime pour réaliser que même si je faisais tout juste aux exercices d’application en grammaire, je faisais tout faux avec un texte. Il m’a fallu des années et des années pour comprendre qu’il suffisait de « réfléchir ». C’est déjà un premier pas, certes, mais il aura tout de même fallu un temps supplémentaire pour que j’arrive à m’expliquer mes propres procédures.

La découverte du concept

En somme, la question qui se posait à moi en tant qu’enseignante a d’abord été : Comment pourrais-je faire subir ça à mes élèves ? Il y a donc eu des années sans dictées, d’autres avec quelques dictées par-ci par-là, plus ou moins longues, avec plusieurs tentatives de dispositifs variés. Le véritable soucis, c’est que la conviction n’y était pas toujours, de mon côté. Et puis, une collègue m’a fait découvrir sa façon de faire avec ses CM2 : chaque jour, il y avait un nouvel épisode d’une histoire et à la fin de la semaine, une évaluation sur l’un de ces épisodes. J’ai découvert plus tard qu’on appelle ces dictées les « dictées randonnées ». Le petit truc qui faisait aimer la dictée ? On avait envie de connaitre la suite !

Apporter de l’intérêt pour la dictée

Voilà un des éléments de réponse qui me semblait essentiel. La dictée, pratiquée traditionnellement, est une activité que les élèves trouvent vite dénuée de sens, décontextualisée, sans grand intérêt. L’élève écrit un texte rarement passionnant que la maitresse dicte, puis on fait la liste des erreurs et on constate, souvent amèrement, qu’on n’est pas vraiment au point.

Avec ces épisodes, rédigés de sorte qu’il y ait du suspens mais aussi, progressivement, quelques éléments de réponse en plus, les élèves ont envie d’être à la semaine suivante. Nous commençons toujours par rappeler le contenu des épisodes précédents ainsi que les hypothèses que nous avions formulées pour la suite. Enfin, je relis toute la dictée, épisodes précédents et nouvel épisode. Il n’est pas rare d’entendre « Quoi ?! Déjà ! » parce que les élèves sont déçus de ne pas en apprendre plus. Le plus drôle étant, lorsqu’on leur rappel qu’il faudra écrire tout ça, que certains se disent prêts à écrire plus. Preuve en est faite : la curiosité des élèves a généré une forme de motivation.

Cette motivation fonctionne pour lancer l’activité. Il faudra tout de même veiller à faire entrer les élèves dans les considérations orthographiques et les mener vers des progrès visibles, mesurables et donc stimulants.

L’intérêt orthographique de la dictée

La question semble légitime : la dictée est-elle utile ? Après tout, des productions d’écrits autonomes et régulières (un peu comme le jogging d’écriture) n’auraient-elles pas le même effet du point de vue des compétences orthographiques ? Eh bien je crois que non. En tout cas pas de la façon dont je conçois la dictée.

Ce que je constate parfois, avec le jogging d’écriture, c’est que quelques élèves se limitent à ce qu’ils connaissent : toujours les mêmes structures, les mêmes expressions, les mêmes mots. Leur lexique est limité et, de ce fait, s’ils apprennent à le transposer à l’écrit, ils n’apprennent rien de nouveau ou trop peu. Il est difficile de proposer un enrichissement pertinent à plus de 25 élèves de manière régulière et adaptée.

En ce sens, la dictée est complémentaire du jogging d’écriture. La dictée les oblige à se pencher sur des mots ou des aspects de la langue qu’ils n’auraient pas considéré sinon :

  • essayer de transcrire phonétiquement et en respectant les règles de l’orthographe des mots inconnus (ce qu’on ne fait plus avec des mots connus)
  • réaliser des chaines d’accord dans des phrases plus complexes au niveau de la construction
  • découvrir que les régularités de la langue en conjugaison s’appliquent aussi à des temps inconnus et donc sont un point d’appui durable

Et puisqu’ils n’ont pas besoin de réfléchir à la construction de la phrase et à la ponctuation (les deux premiers points de la relecture dans le livret d’autocorrection), ils peuvent davantage se concentrer sur la grammaire et l’orthographe.

Les phrases sont plus complexes, le lexique est plus riche et je glisse progressivement quelques expressions que nous pourrons travailler ensemble pour qu’ils puissent éventuellement les réutiliser par la suite. Tous ne le pourront pas, mais au moins, la plupart comprendra cette expression s’il la rencontre ultérieurement.

Lier dictée et compréhension

Mélange étrange et pourtant, je trouve que c’est un renforcement bienvenu. D’abord, j’aime lier, autant que possible, la construction des règles en étude de la langue avec le sens de ce qu’on écrit. L’orthographe et la grammaire servent à de faire comprendre plus facilement.

Un simple « -s » en fin d’un nom indique qu’il y en a plusieurs : c’est autre chose s’il y a « un chien » qui me poursuit que lorsqu’il y a « des chiens » qui me poursuivent.

Cela dit, plus on avance dans la maitrise de la langue et plus ces indices seront difficiles à repérer et interpréter. Loin de moi l’idée de prétendre que ces dictées suffisent à travailler la compréhension. Disons simplement que cet aspect est un petit bonus que permet ce format de dictées.

Lectorino & Lectorinette conseillent de faire reformuler les épisodes étudiés précédemment. Cet effort de reformulation permet de s’approprier le contenu du texte. Il s’agit tout autant d’un effort de mémorisation et de sélection : lorsqu’ils revoient les épisodes précédents, les élèves doivent trier les informations importantes et les mémoriser afin de mieux comprendre l’épisode qui arrive. C’est un très bon entrainement en compréhension et le renforcer par cette dictée, une fois par semaine, ne me semble pas une mauvaise chose.

Autre point : comme il s’agit d’épisodes reposant sur du suspens, des non-dits et des éléments à interpréter, ces dictées sont un très bon moyen de travailler l’émission d’hypothèses. Au fil des épisodes, on raye les hypothèses que le texte contredit et on en formule de nouvelles en fonction des nouveaux indices. Ainsi, non-seulement on travaille la compréhension mais on continue de nourrir la motivation dont je vous parlait précédemment.

Compréhension ou orthographe ?

On pourrait craindre qu’à trop travailler cette compréhension, on éloignerait les élèves du but principal de la dictée : écrire juste. Je comprends cette interrogation, y ayant été sujette moi aussi. Seulement, il convient de relativiser : chaque dictée a un total de 36 mots (déterminants et autres petits mots inclus). C’est en moyenne deux à trois phrases. Le travail sur la compréhension est donc forcément très léger. Comme je le disais : un bonus.

De plus, il me semble important, avant de se lancer dans la partie écrite, de vérifier que les élèves ont compris le sens de ce qu’ils écrivaient, peu importe le format de la dictée. De ce fait, je me vois mal faire l’impasse sur un petit temps dédié à la compréhension du texte de toute façon. Je vois alors un autre avantage : une séance de dictée est plutôt longue. Cependant, ce temps oral dédié à la compréhension, permet d’offrir une alternance « collectif / individuel » et « oral / écrit » qui rythme la séance.

Au final, le gros du travail restera centré sur l’orthographe puisqu’il faudra compter une petite demi-heure pour la dictée et un quart-d’heure de correction en général, pour mon dispositif habituel. Ajouter dix minutes de compréhension au début n’entache donc pas ce travail sur l’orthographe.

Plusieurs dispositifs possibles

Lorsqu’on parle de dictée aujourd’hui, on ne parle généralement pas du dispositif traditionnel et daté : le professeur dictée, les élèves écrivent, le professeur ramasse, corrige et enlève des points à chaque erreur. Je crois qu’on peut dire que cette pratique est aujourd’hui de l’histoire ancienne. Depuis, l’importance du doute orthographique a été intégré et l’évaluation positive est passée par là.

Quelque soit le dispositif présenté, je ne reviendrai pas sur la dizaine de minutes accordées à la compréhension. J’en ai parlé ci-dessus et il n’y a pas grand chose à ajouter : un élève ou plusieurs reformulent les épisodes précédents, je questionne quant aux hypothèses formulées précédemment et leurs justifications et je lis le tout, nouvel épisode inclus. Nous reformulons, éliminons les hypothèses invalidées par le texte et en formulons de nouvelles si besoin.

Quel que soit le dispositif, nous rappelons toujours les règles de la dictée, car ce peut être un exercice relativement angoissant pour certains, qui, en plus d’être mal à l’aise, pourraient perturber le déroulement de la séance :

  • Il faut faire un effort de mémorisation : quand la maitresse dicte, on ne va pas pouvoir écrire en même temps qu’elle parle donc il faudra essayer de mémoriser le plus de mots possible.
  • Il y aura plusieurs relectures de chaque passage et la maitresse veillera à ce que chacun puisse suivre.
  • Il ne faut donc pas s’affoler s’il nous manque un morceau : on laisse un espace vide et on complètera plus tard.
  • Quand on ne sait plus la suite, on mémorise les derniers mots qu’on a écrit et on écoute attentivement la maitresse qui répète pour repérer ces mots et enregistrer la suite.
  • Si le trou n’a pas pu être complété, on pourra demander, à la fin de la dictée, à ce que la maitresse répète le morceau manquant.

Structure de la séquence pour une dictée

Une dictée peut être en trois à six épisodes. Chaque épisode contient 36 mots. J’ai fait ce choix pour permettre aisément une évaluation positive (compter les mots justes) tout en facilitant le constat des progrès. L’élève va pouvoir regarder combien de mots justes de plus il a fait par rapport à la fois précédente.

Chaque semaine, nous écrivons un épisode pour l’entrainement. La dictée n’est pas préparée, si ce n’est qu’il est demandé de revoir l’épisode ou les épisodes précédents. Cela leur permet de se rappeler de l’histoire mais aussi d’apprendre certains mots qui reviendront en général.

L’autre intérêt de ces révisions hebdomadaire, c’est que cela fera gagner du temps (et de l’efficacité) sur les révisions finales. En effet, chaque séquence se clôt par une dictée d’évaluation, puisée dans l’un des épisodes de l’histoire. Au début de l’année, pour la première dictée, je leur signale l’épisode à revoir. Ensuite, progressivement, j’augmente le nombre d’épisodes : il faudra en revoir deux, et je choisirai l’un des deux. On continuera avec trois, puis quatre, etc. Cette façon de faire est rassurante mais évite aussi que les élèves puissent tout apprendre par cœur.

La deuxième dictée est constituée de cinq épisodes. Nous ferons donc cinq séances d’entrainement, sans préparation si ce n’est d’avoir revu les épisodes précédent. La sixième semaine se soldera par une dictée d’évaluation choisie entre l’épisode 3 et l’épisode 4 que je leur aurai demandé de réviser.

Mon dispositif habituel

Je ne commence en général pas par ce dispositif car il repose sur un minimum d’autonomie du point de vue du questionnement orthographique de la part des élèves. Or, début de CE2, rares sont ceux qui ont compris qu’il fallait se questionner et trouver les réponses soi-même quand on écrivait. Beaucoup écrivent encore « comme ça leur vient ». Cela dit, c’est le dispositif que j’utilise le plus, notamment durant la deuxième moitié de l’année. C’est donc par celui-ci que je commence.

La dictée

Après une relecture du texte intégral, une première dictée est réalisée. Pour les entrainements, il m’arrive souvent de recourir à la dictée commentée : je vais donner des indices pour aider à l’écriture.

Je vais pouvoir indiquer de quel homophone il s’agit : « cent » c’est le nombre, pas le sang qui coule ou le « sans » de « un gâteau sans chocolat ». Je peux aussi souligner des pluriels qui ne s’entendent pas toujours. « Dans « Ils mangent », « ils » sont les parents. » par exemple. Je peux encore indiquer des mots de la même famille, attirer l’attention sur une difficulté orthographique ou encourager à bien décomposer les sons pour un mot inconnu long.
Cela dit, au fur et à mesure de l’année, je diminue le nombre de ces indications progressivement. L’idée, au départ, c’est d’habituer les élèves à se poser toutes ces questions en donnant l’exemple. Et puis, petit à petit, ils prennent le relais pour tous les questionnements qu’on n’explicite plus.
Différenciation

Chaque dictée se présente aussi en dictée à trou. Ce format est essentiellement utilisé pour les élèves ayant de très grandes difficultés de lecture/écriture, de transcription phonologique ou en étude de la langue. La dictée est un exercice difficile et il me semble important de ne pas mettre consciemment un élève en échec. Il faut donc qu’il puisse être en situation de progrès.

La première dictée a 8 à 10 mots à écrire. La deuxième 10 mots. Les suivantes : 12 mots. J’essaye de faire revenir certains mots pour que leur mémorisation progressive permette des progrès. Petit à petit, certains mots présenteront des difficultés grammaticales : « -s » du pluriel, accord du verbe, majuscule en début de phrase, etc. J’évite, surtout au début, les mots dont l’orthographe pourrait être trop compliquée car nécessitant des choix entre différentes graphies d’un même son.

Evidemment, le but est qu’à la fin de l’année, tous les élèves ayant bénéficié de la dictée à trou n’en aient plus besoin. En général, je commence large en début d’année, ce qui a le double mérite de rassurer les plus fragiles mais aussi de banaliser cette différenciation : elle ne veut pas dire qu’on est « nul ». Ensuite, je leur laisse le choix. Ils peuvent, à tout moment, me dire qu’ils se sentent prêts pour essayer sans. Evidemment, je m’efforce de les encourager à prendre confiance en eux pour essayer dès que je les en sens capables.

La relecture collective

La relecture se fait en trois fois. A la fin de l’année, je peux réduire à deux. Les voici :

  1. une relecture pour la ponctuation et les majuscules
  2. une relecture mot à mot, pour vérifier qu’on n’en a oublié aucun (les élèves doivent mettre le doigt sous chaque mot et je lis plus lentement)
  3. une dernière relecture pour se questionner sur l’écriture des mots.

Pour cette dernière, je leur conseille de prendre un crayon à papier et de souligner les mots où ils ont des doutes. On évite ainsi qu’ils bloquent sur un mot et manquent la fin de la relecture.

La relecture individuelle

Les modalités peuvent varier, ici aussi. Le plus souvent, je leur autorise tout simplement à me poser des questions pendant les dix minutes dédiées à la relecture. Au début de l’année, les questions sont plutôt ouvertes : « Est-ce que tu peux me dire un mot de la même famille que « chaud » ? ». Puis, petit à petit, on glisse vers des questions fermées : « Est-ce que « chaud » est de la même famille que « chaudière » ? ».

Dans un premier temps, le but est qu’ils arrivent à se poser des questions, ce qui est assez difficile car cela demande d’anticiper les potentielles erreurs qu’on aurait pu faire. Contraindre à formuler des questions fermées dès le début pourrait les inhiber. Plus tard, quand ils ont pris cette habitude, on peut les forcer à aller plus loin. Les questions fermées contiennent déjà la réponse. Je ne fais que rassurer en confirmant ou écarter les mauvaises pistes.

C’est aussi à cause de cette relecture individuelle que je dis qu’il faut déjà un minimum d’autonomie. Les élèves sont loin d’être tous capables de se poser des questions dès les premières semaines. Aussi, la correction les mènera vers ce questionnement dans le cadre d’autres dispositifs qui, eux-mêmes, feront travailler cet aspect (comme la dictée « négociée » par exemple).

La correction collective

En fin d’année, je projette la correction et les élèves prennent le temps de prendre cette correction. Ensuite, vient le temps des questions à nouveau. Les élèves m’interrogent sur le pourquoi de l’orthographe des mots qu’ils n’ont pas réussi à écrire ou qu’ils ne savent pas expliquer (et ont écrit juste « au hasard », comme ils le disent). Evidemment, plus le temps passe et plus je leur renvoie la balle avec des questions, afin de les mener par eux-mêmes aux réponses.

Cette correction a pour but de montrer l’exemple, de les mener à se poser les bonnes questions et à apprendre à en trouver les réponses. De plus, on s’assure ainsi que tout a parfaitement été compris. Pour une dictée de 36 mots, un bon quart d’heure me semble être le minimum pour cette phase.

D’autres dispositifs pour varier

Je vais vous présenter ceux que j’utilise en supplément, pour varier ou pour préparer au dispositif « habituel » présenté ci-dessus. Je préfère éviter les dictées préparées et autodictées pour l’entrainement, et ce pour plusieurs raisons :

  • Apprendre des mots par cœur dans une liste ne garantit pas qu’on ait compris pourquoi il s’écrivait ainsi.
  • Le but de la dictée d’entrainement est de mettre en exergue les procédures auxquelles recourent les élèves pour orthographier un texte et de réfléchir dessus : pour une dictée préparée, une partie du travail est réalisé à la maison et il devient alors difficile d’accéder aux procédures qu’ils auront utilisées hors de la classe.
  • La dictée préparée repose en grande partie sur le travail à la maison et donc risque de générer des inégalités selon le suivi dont bénéficient les élèves, les compétences orthographiques de la famille, le temps et les conditions dans lesquelles les élèves peuvent travailler, etc.

Le temps de la dictée

Dictée commentée par les élèves

Au lieu de commenter soi-même le texte, lorsqu’on le dicte, on peut interpeller des élèves pour qu’ils commentent des mots ciblés. Le reste de la séance peut être réalisé de la même façon que le dispositif de base présenté précédemment.

Dictée négociée

Deux possibilités selon moi :

  • D’abord les élèves écrivent la dictée une fois puis comparent leurs productions pour en réaliser une commune, qui fait consensus.
  • La dictée se réalise tout de suite en groupe, avec un « scripteur » et les autres élèves qui commentent et aident.

J’ai tendance à préférer le premier modèle, plus long, certes, mais qui a l’avantage de forcer tout le monde à travailler et chercher. Chacun vient, alors, avec des idées, et la confrontation de celles-ci me semble plus constructive. Dans le second cas, le risque est grand qu’on donne la feuille à celui qui semble être le plus « fort en orthographe » et qu’on le laisse faire.

Pour ceux qui ne connaissent pas ce concept, j’explique en détail la première solution :

  1. La dictée a lieu de manière classique : l’enseignant dicte, les élèves écrivent.
  2. Après un court temps de relecture, on réunit les élèves par groupes homogènes ou hétérogènes. Ils ont pour mission de récrire la dictée en entier sur une feuille unique par groupe. Ils doivent donc débattre pour se mettre d’accord sur l’orthographe à choisir.

Peut s’en suivre une correction traditionnelle ou une correction différée, après que le professeur ait récupéré les copies et les ait consultées.

Dictée sans erreur d’André Ouzoulias

Le texte de la dictée est distribué aux élèves, au verso de la feuille où ils écriront. Ils pourront, à tout moment, retourner leur feuille pour consulter les « réponses ». Ils devront souligner les mots consultés et écrire le nombre de fois où ils ont été consultés.

L’intérêt se présentera au moment de la correction ou de la mise en commun, où les discussions tourneront autour des difficultés rencontrées.

Dictée aidée

On peut décider de laisser, à disposition des élèves, un certain nombre d’aide : répertoire orthographique, liste de mots, leçons de grammaire, livret d’autocorrection, etc. On peut choisir de les laisser disponibles pendant la dictée ou pendant la relecture individuelle, voire les deux.

Dictée à choix multiples

Dans ce cas, on ne dicte pas vraiment. Certains mots feront l’objet d’un choix : plusieurs orthographes seront proposées et l’élève doit pouvoir choisir la bonne.

Je trouve que c’est un bon exercice préparatoire pour une évaluation. Je l’utilise souvent entre la fin de ma séquence d’entrainement et l’évaluation afin de travailler sur la difficulté à récupérer la bonne orthographe d’un mot. On a beau avoir relu vingt fois sa dictée, penser qu’on la connait, on peut encore manquer de précisions.

Le temps de la correction

Dictée « frigo »

Les élèves font leur dictée normalement. Ensuite, ils donnent leur copie à la maitresse qui les met au frigo. La correction est ensuite distribuée et les élèves doivent souligner les mots où ils pensent avoir fait des erreurs.

On discutera sur ces erreurs puis, les copies sont redistribuées pour que l’élève les corrige. On peut choisir de laisser ou non la correction à disposition :

  • chacun garde son exemplaire
  • la correction est consultable au tableau ou ailleurs
  • il n’y a pas de correction disponible, ils puisent uniquement dans leur mémoire
Correction négociée

Cette fois-ci, la négociation a lieu en classe entière. Le professeur note le texte de la dictée en laissant quelques erreurs : celles qu’il souhaitait cibler. Il peut avoir consulté les cahiers des élèves et s’en être inspiré. La classe débat sur l’orthographe à choisir et sur les erreurs du professeur.

Cette correction ressemble à la correction collective que je pratique pour mon rituel de jogging d’écriture tous les matins.

Les histoires à dicter

Venons-en aux documents que je vous propose. Chacun, au format pdf, est composé :

  1. du texte de la dictée en intégral
  2. du texte découpé en épisodes où les mots sont numérotés pour faciliter le calcul du nombre de mots justes
  3. du texte de chaque épisode avec les trous, prêt à photocopier pour les élèves
  4. du texte vidéo-projetable ou imprimable pour la correction

Pour chacun de ces textes, les mots des trous, pour la dictée différenciée, sont signalés en gras ou en couleur.

Il y a actuellement 6 dictées en 3 à 6 épisodes, pour un total de 35 semaines, évaluations comprises. Bien sûr, rien n’oblige à toutes les utiliser ou à les utiliser telles quelles. Il est probable que d’autres textes soient proposés par la suite car il peut parfois être utile d’avoir une année A et année B, notamment dans le cas de maintiens ou de double-niveaux.

Ces dictées, je les ai utilisées l’an passé. Ici, je vous propose mon travail remis en page et retravaillé. Je n’exclus pas qu’il y reste quelques coquilles malgré ma vigilance. Je vous invite donc à me les signaler aussi rapidement que possible via le menu « contact » en haut à droite du blog. Je pourrai ainsi corriger les documents au plus vite !

Dictée 01 : Le cauchemar

Il s’agit d’une dictée simple pour un début de CE2. Le lexique ne présente pas de difficulté majeure et tourne autour de l’école et de la rentrée principalement.

La dictée est en trois épisodes, afin de faciliter la mise en place du dispositif.

Le narrateur se retrouve seul le jour de la rentrée. Papa et maman n’ont pas pu se libérer. Seulement, quelque chose cloche dans cette histoire…

Dictée 01 - Le cauchemar (2944 téléchargements)

Dictée 02 : Mamie Rock’n’roll

Une dictée pour laquelle je dois remercier ma collègue de CM2 dont je parlais en début d’article. Elle m’avait donné cette idée à l’occasion d’un travail commun pour une évaluation de conjugaison, que j’ai reprise pour cette dictée.

Il s’agit d’une dictée assez simple, en cinq épisodes, rédigée au présent (avec « je », « elle », « elles »).

Le narrateur passe ses vacances chez sa grand-mère. Seulement, un bruit étrange le réveille au beau milieu de la nuit. Il décide donc de mener l’enquête.

Dictée 02 - Mamie Rock'n'roll (1357 téléchargements)

Dictée 03 : L’oubli

La dictée est en quatre épisodes. On reste au présent avec un narrateur à la première personne. Beaucoup de travail sur les mots invariables mais aussi quelques possibilités sur les consonnes finales muettes.

« Mince ! Zut et flûte ! Et puis crotte alors ! » voilà comment commence la dictée et le narrateur qui se maudit d’avoir oublié quelque chose d’essentiel. Mais quoi ?

Dictée 03 - L'oubli (897 téléchargements)

Dictée 04 : Rencontre

Une dictée en six épisodes avec une difficulté supérieure aux dictées précédentes. Le texte est à l’imparfait et au passé composé. Le narrateur parle à la première personne et est une fille. Cela implique l’accord du participe passé avec le sujet quand on utilise l’auxiliaire « être ». Je ne crois pas que ce soit au programme mais les élèves ont besoin de cette règle tous les lundis matins lors du jogging d’écriture, puisqu’ils racontent leur weekend au passé composé. La règle a donc été vue et revue depuis le début de l’année.

Une créature étrange, avec une petite loupiote au bout d’une antenne, vient réveiller le narrateur durant la nuit. Que veut-elle ? Est-il possible de communiquer ?

Dictée 04 - La rencontre (799 téléchargements)

Dictée 05 : Un conte

La dictée alterne entre l’imparfait et le futur. Le héros se projette en effet et fait quelques plans selon les obstacles qu’il rencontrera durant son aventure. La dictée est en cinq épisodes.

Le petit paladin blanc doit récupérer son dû. Peut-être devra-t-il affronter des dangers bien plus grands que lui ! Mais au fait, qui est-il, ce héros ?

Dictée 05 - Un conte (785 téléchargements)

Dictée 06 : Voyage dans le futur

Le texte en lui-même n’est pas évident à comprendre, car il joue avec le temps. Le héros va dans le futur pour savoir ce qu’il va lui arriver dans un futur plus proche. J’ai dû utiliser une frise chronologique pour réordonner les éléments et faciliter la compréhension du texte intégral. Cela dit, en fin de CE2, ce n’était plus un problème.

La dictée se découpe en six épisodes. Le texte est essentiellement à l’imparfait (ou passé composé) mais on y trouve aussi quelques passés simples (à la troisième personne du singulier) et un conditionnel. Même si ces temps ne sont pas explicitement au programme, la pratique de la conjugaison horizontale fait que ces deux temps n’ont posé aucun soucis. Il y a aussi du plus-que-parfait, qui n’a aucune raison de poser problème puisqu’il s’agit d’un temps composé à partir de l’imparfait.

Le dispositif de dictées hebdomadaires présenté ici, couplé à la conjugaison horizontale et au jogging d’écriture, ont permis aux élèves d’aborder cette dictée pourtant difficile sans soucis majeur. Il n’y a pas eu plus d’erreurs que dans les dictées précédentes, au contraire.

Malik est gravement malade. Ses parents sont très inquiets et il voudrait les rassurer. Quoi de mieux, pour cela, qu’un voyage dans le temps ?

Dictée 06 - Voyage dans le futur (890 téléchargements)
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