Il y a un peu plus d’un an maintenant, je me mettais au Bullet Journal (aussi appelé Bujo). D’autres, à cette occasion ou bien avant, s’étaient aussi lancés dans l’aventure. A titre de rappel, le Bullet Journal est une sorte d’agenda ou organiseur amélioré. Il combine tous les avantages d’un calendrier détaillé, avec un espace pour chaque jour (si on le souhaite) et d’une todo list (liste de tâches) pour s’organiser au quotidien.

Mon utilisation du Bullet Journal

Si vous voulez en savoir plus sur ce Bullet Journal, je vous conseille de lire l’article concernant mon Bujo 2017. Cela dit, je vais vous en faire un court résumé ici. Si vous connaissez déjà bien l’outil, vous pouvez bien sûr passer au paragraphe suivant !

Comme un agenda, chaque jour a son espace (une demi-page A5 chez moi). Ainsi, dès que j’ai une idée, je la note ! Si j’ai une date limite, je pose directement cette tâche à une date où je pense avoir le temps de la réaliser. Sinon, je dois au moins avoir un ordre d’idée du mois concerné : dans ce cas, j’utilise la page « à faire » qui se trouve au début de chaque mois. Quand ce mois arrivera, je veillerai à fixer une date plus précise ou à reporter. Bien sûr, à la fin de chaque jour et chaque mois, je fais le point : je barre ce qui était dispensable et je reporte ce qui n’a pas été fait.

Petit à petit, cela me permet de me discipliner et de m’organiser pour ne rien oublier sans me perdre dans l’inutile. C’est ce que j’explique plus en détail dans le paragraphe dédié aux avantages du Bullet Journal.

Autre point : mon Bujo est professionnel et personnel. De ce fait, je suis la seule à l’avoir en accès. Cela dit, ce n’est pas un point négligeable selon moi car, après tout, à la maison, je crois que nombre d’entre nous voient le privé et le professionnel cohabiter.

Mon bilan du Bullet Journal

Les avantages du Bullet Journal

Pour ma part, cet outil est devenu indispensable. Il présente trois énormes avantages dans l’utilisation que j’en fais.

Tout d’abord, il me permet d’être plus performante : dès que j’ai en tête l’idée d’une chose à faire, je le note là où je pense pouvoir le faire. Du coup, quand j’arrive au mercredi après-midi ou au weekend, au lieu d’essayer de me rappeler de tout ce que j’étais censée faire, je n’ai qu’à ouvrir mon Bullet Journal. Je perds donc beaucoup moins de temps et passe, de fait, moins de temps à travailler notamment. Je gagne aussi en diminuant ma charge cognitive : je n’ai pas besoin de garder tout ça en mémoire, et ça, ça repose !

Ensuite, j’y mets les tâches de préparation (ou corrections) que j’ai à réaliser pour le travail mais aussi des choses plus privées : rendez-vous, courses, ménage, rangement, bricolages, jardinage, cuisine, etc. Cela me permet de mieux voir mon équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Alors bien sûr, je n’irai pas jusqu’à noter « boire un verre sur la terrasse », par exemple. Cela dit, si je vois que je me suis attribuée une dizaine de tâches pour l’école le mercredi après-midi, je visualise clairement que j’exagère et qu’il va falloir trier.

Enfin, ceci nous mène au troisième avantage : hiérarchiser, trier, éliminer, reporter. Eh oui ! Peut être que, comme moi, vous avez toujours un bon paquet d’idées et vous aimeriez pouvoir tout faire, là, maintenant. Sauf que parfois, on se retrouve à ne pas en avoir fait la moitié à la fin de la semaine et on attaque le lundi avec des choses importantes qui nous manquent ! Pour éviter cela, lorsque je vois une liste un peu trop longue, je commence par ce qui est important, je barre ce qui est inutile ou dispensable et je reporte le reste à une date ultérieur. Comme je le note bien, ça ne passe pas à la trappe et j’ai l’esprit serein.

Un autre avantage, qui peut peser dans la balance : j’utilise le même organiseur chaque année. Je n’ai qu’à imprimer les feuilles en décembre pour l’année qui arrive. Économiquement, c’est assez intéressant sur la durée. Du point de vue écologique, ça fait toujours pas mal de papier mais toujours moins qu’un agenda qu’on jette chaque année.

Les inconvénients

Est-ce qu’il y en a vraiment ? Franchement, je pense que ça dépend de la personne. De mon côté, j’avais pris l’habitude de tout mémoriser. Je n’ai jamais eu d’agenda pour autre chose que noter les devoirs au collège et au lycée et je vivais bien comme ça. Sauf que petit à petit, j’ai fini par avoir le sentiment d’être débordée de tout part. Il m’est arrivé d’oublier des choses bien sûr. Avec le métier qu’on a, c’est difficile de s’organiser parfois !

Alors voilà, j’ai dû prendre l’habitude de noter. Et c’est toujours pas gagné. Deux fois l’an passé, j’ai délaissé mon Bullet Journal pendant quelques temps. A chaque fois, je l’ai regretté et je m’y suis remise. Les gains sont trop importants pour faire l’impasse sur un outil aussi formidable. Cela dit, ça reste un effort pour moi et certains ressentiront peut-être la même chose. La vie n’allant que rarement vers du plus simple côté gestion, autant prendre l’habitude dès que possible.

Autre inconvénient du Bullet Journal dans son format initial ? Il se fait dans un carnet, à la main ! Alors bien sûr, sachant que vous êtes surement aussi occupé que moi au quotidien, c’est impossible à concevoir. En plus, l’aspect esthétique du Bujo n’est pas à négligé je trouve. Alors voilà, j’ai opté, comme les années passées, pour une version à imprimer. Et je vous la partage !

Ce que contient mon Bullet Journal

L’organiseur

Je garde mon organiseur de l’an passé. Il s’agit du Clipbook de Filofax. Je l’aime bien car il se replie entièrement sur lui-même, laisse de la place pour un stylo et j’y ai même ajouté une pochette de rangement. C’est robuste et ça fait très bien l’affaire. Le mien est peint, comme je l’expliquais dans mon article de 2017.

Il en existe de toutes les couleurs, bien sûr, à des prix variables, si vous ne souhaitez pas vous embêter. Qui plus est, n’importe quel organiseur au format A5 fera très bien l’affaire !

Le contenu des pages

Je suis restée sur une présentation très proche de ce que j’avais fait précédemment, en y ajoutant quelques petites choses (ou en enlevant d’autres).

Au début de mon Bullet Journal, vous retrouverez :

  • La page de garde de l’année
  • Le calendrier de l’année sur deux pages
  • Le planning annuel : une demi-page par mois pour noter les idées rapidement

Et c’est tout ! J’ai retiré l’index qui, finalement, ne me servait jamais. De même, je n’ai pas numéroté les pages. Pour me repérer dans les mois, j’ai tout simplement utilisé du masking tape que j’ai collé sur la bordure. On peut aussi utiliser des gommettes pliées en deux. J’envisage peut-être de me faire des intercalaires, à l’occasion.

Pour chaque mois :

  • Une page à colorier
  • Une page « à faire »
  • Un espace « objectif perso » et « objectif pro » au début de chaque semaine
  • Deux jours par page ensuite, avec un espace pour les rendez-vous

A la fin du Bujo, une double page permet de noter nos idées pour 2019, car il nous en vient souvent en fin d’année et que notre esprit ne se cloisonne pas aux années calendaires. C’est d’autant plus vrai qu’elles ne correspondent pas aux années scolaires.

Le materiel

Je vous fournis deux exemplaires pour l’heure. Le premier est au format A5. Ainsi, vous pouvez décider de ne pas imprimer certaines pages et vous débrouiller avec vos paramètres d’imprimante. Vous pouvez aussi choisir d’imprimer sur du papier A5 et notamment le papier perforé compatible Filofax (qui sont quand même un peu couteuses).

De mon côté, je préfère imprimer en A4, couper au milieu et perforer à la main. C’est beaucoup plus long, mais ça coûte aussi beaucoup moins cher. Pour cela, il faudra utiliser le fichier « livret » et non le fichier « A5 ».

L’an passé, j’avais opté pour du papier 80g standard et j’avais été un peu déçue car on voit en transparence. Cette année, j’ai tenté le papier 90g et c’est déjà bien mieux ! En plus, le papier est de meilleure qualité. Du papier 100g serait sans doute optimal mais coûte souvent beaucoup plus cher ou nécessite un achat en lots. Je suis restée raisonnable ! Une ramette peut faire plusieurs années, qui plus est.

Pour perforer le papier, j’utilise une perforatrice d’organiseur de la marque Rapesco. Elle n’est pas faite spécifiquement pour les organiseurs Filofax, ce qui fait qu’il est nécessaire de faire quelques réglages. En fait, on va perforer en deux fois : d’abord les trois trous du haut, ensuite les trois trous du bas. Il vaut mieux s’entrainer sur du brouillon le temps de trouver le bon réglage. Cela dit, la perforatrice Filofax me semble vraiment rustique et peu efficace car elles perforent peu de pages à la fois.

La décoration

Pour colorier, cette année, je me tourne vers les crayons de couleurs. J’ai jeté mon dévolu vers la marque Prismacolor qui propose une pigmentation très riche pour un prix relativement raisonnable comparé aux crayons « haut de gamme » (comme les Polychromos de FaberCastell, beaucoup plus coûteux).

On peut toujours préférer les stylos gel, comme je l’avais fait l’an passé. Je les utiliserai peut-être pour les titres, par exemple. De l’an passé, ils fonctionnent encore tous sauf deux ou trois que j’ai vidés. Cela dit, je n’avais pas colorié toutes mes pages. Je ne me suis pas encore décidée.

J’avais aussi opté pour du masking tape (ou washi tape) : du scotch coloré. En les collant sur la tranche des pages, ils me permettent de repérer les différents mois de l’année et de naviguer plus facilement dans mon bullet journal. J’ai enrichi ma collection, depuis l’an passé.

Les fichiers

Deux fichiers, donc :

  • Un fichier « Bullet Journal 2018 – A5 » qui vous offre plus de liberté dans vos choix et options d’impressions
  • Un fichier « Bullet Journal 2018 – Livret » qui vous permet d’imprimer sur du A4 facilement

Pour ce deuxième fichier, pensez à imprimer en recto-verso en retournant sur les bords courts (normalement, cela peut varier selon les imprimantes). Vous n’aurez plus qu’à mettre un grand coup de massicot en plein milieu (ou plusieurs, la pile est épaisse) et à rassembler le tout.

Le fichier présente quelques zones de couleurs mais vraiment peu. Avec mon abonnement HP instant ink, j’avoue ne plus faire trop attention et je doute que ça aille en s’améliorant. Cela dit, j’ai quand même voulu garder un côté un peu « à la main » et ce document, exceptionnellement, me semble tout à fait viable en noir et blanc.

Bullet Journal 2018 - A5

Bullet Journal 2018 - Livret

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