Voilà quelques belles années que j’ai découvert la « blogosphère » des professeurs des écoles et que j’admire, les yeux pleins d’étoiles, le travail merveilleux de tous ces collègues aux quatre coins de la France, qui partagent des ressources les plus jolies les unes que les autres, les plus intéressantes, les plus pertinentes. Alors que je suis une éternelle insatisfaite du peu de temps qu’on a pour échanger avec les collègues au sein de sa propre école ou circonscription, je découvrais un espace illimité où des dizaines et des dizaines de professeurs ne demandaient qu’à échanger !

Pour mon plus grand malheur, j’ai toujours beaucoup de mal à utiliser du « tout prêt ». Même si c’est bien pratique de suivre une méthode, de chiper un truc sur le blog d’un(e) collègue, c’est éternellement insatisfaisant. J’ai toujours l’impression que « ça ne marche pas » et j’adapte tant que ça n’a plus grand chose à voir avec l’original en général. En fait, je n’aime même pas réutiliser ce que j’ai fait l’an passé et je me sens toujours obligée de refaire. Du coup, j’amasse tout un tas de trucs et de bidules, une bonne quinzaine de gigaoctets de fichiers chaque année, et tout ça va sur un disque dur externe que je ne ressors pratiquement jamais (résultat, il a grillé et j’ai perdu des années de travail…). Alors voilà, c’est décidé :

J’me lance !

Après quelques semaines d’hésitation, mais aussi de préparation de ma rentrée, j’ai réussi à me trouver un peu de temps pour lancer la machine. Il ne faut pas s’attendre à du magique et du sensationnel, j’ai surtout beaucoup de déjà vu pour commencer. Il ne faut pas non plus s’attendre à un déluge de ressources : je prends beaucoup de temps pour tout préparer et j’essaye (je dis bien « j’essaye ») de faire parfois un peu autre chose, ce qui peut expliquer un rythme de publication relativement lent. Cela dit, entre deux, les autres professeurs blogueurs ont largement de quoi occuper les lecteurs avides de nouvelles idées. Il faut d’ailleurs que je remercie Lutin Bazar, Monsieur Mathieu et Orpheécole qui ont pris le temps de répondre aux questions existentielles qui m’ont menée jusqu’à ce jour fatidique du début de ma « carrière » de prof’ blogueuse (bénévole).

Je vais m’arrêter là car je pourrais encore écrire des lignes et des lignes et je vous laisse tranquillement explorer ma toute petite tanière qui ne demande qu’à grandir.